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Je suis toutes les filles,
     (I am all girls),        2021, 
 
de : Donovan  Marsh, 
 
  avec : Erica Wessels, Hlubi Mboya, Assistant Magano, Brendon Daniels,  
 
Musique : Brendan Jury

   
   1994 en Afrique du Sud. Gert de Jager (J.P. du Plessis) est arrêté pour avoir kidnappé six fillettes qui n'ont jamais été retrouvées. De nos jours, Jodie Snyman (Erica Wessels) enquête sur l'assassinat d'un pédophile qui aurait eu un lien avec l'enlèvement de l'une des six victimes... Mais ce n'est que le premier d'une série d'exécutions de criminels en liberté... 
 
   Ce récit, «inspiré de faits authentiques», tire ses racines de l'histoire de Gert van Rooyen, qui, en 1979, aurait kidnappé et violé deux fillettes. Dans le film, nous suivons l'enquête d'une femme spécialisée dans l'aide des victimes, souvent mineures, de trafics humains, Jodie, qui cherche à démanteler un réseau entre l'Afrique du Sud et le Moyen-Orient. Le but est louable, c'est indéniable. Mais en cent minutes, il est bien difficile de livrer une oeuvre policière qui tienne la route, et, conjointement, une approche réaliste et sincère du contexte tragique qui sous-tend l'intrigue. Le film est divisé de manière assez simpliste en chapîtres, chacun correspondant à l'exécution d'un responsable de kidnapping ancien. Le justicier, sorte de «Dexter» basique, ne s'embarrasse pas de fioritures et expédie ses cibles en enfer sans états d'âme. La relation entre les deux héroïnes est traitée de façon très primaire, et l'ensemble s'apparente davantage à un «revenge» rudimentaire façon «Justicier dans la ville» qu'à la création plus ambitieuse et développée que méritait un tel sujet. Les dialogues sont réduits au strict minimum, la construction narrative se montre systématique et répétitive, les malheureuses victimes sont réduites à des noms sur l'écran, et, malgré l'implication des deux jeunes femmes, nous sommes assez loin de la rage volcanique qui animait, par exemple, le premier «Taken». Dommage...   
 
  Bernard Sellier