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Modification de l'accord du participe passé avec l'auxiliaire AVOIR... 
 
   Le lundi 3 septembre 2018, deux professeurs belges ont émis la proposition suivante :
 
  
   
Belgique : des professeurs de français veulent supprimer l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir 
 
   Jugée complexe et grammaticalement peu pertinente, cette règle pourrait être supprimée par la fédération Wallonie-Bruxelles. On écrirait ainsi : "les gaufres que j'ai mangé" et non "les gaufres que j'ai mangées". 
 
    franceinfo France Télévisions 
 
   Mis à jour le 03/09/2018 | 16:55 
   publié le 03/09/2018 | 13:49 

 
   "Osons l'affirmer : les règles d'accord du participe passé actuelles sont obsolètes et compliquées jusqu'à l'absurde." 
 
   Dans une tribune publiée lundi 3 septembre par Libération, deux professeurs de français en Wallonie (Belgique) souhaitent mettre un terme à l'accord du participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir. On écrirait ainsi : "les gaufres que j'ai mangé" et non "les gaufres que j'ai mangées", comme on doit l'écrire actuellement. 
 
   "L'incohérence des règles traditionnelles empêche [les enseignants] de donner du sens à leur enseignement. Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint", écrivent Arnaud Hoedt et Jérôme Piron. Actuellement, le participe passé, lorsqu'il est employé avec l'auxiliaire avoir, est invariable s'il précède le complément d'objet direct. En revanche, il s'accorde en genre et en nombre lorsqu'il le suit.  
 
   Dans leur tribune, ces professeurs de français indiquent que la fédération Wallonie-Bruxelles "envisage sérieusement d'instaurer l'invariabilité du participe passé avec l'auxiliaire avoir." Et ils s'appuient sur le Bescherelle, qui désigne cette règle comme "la plus artificielle de la langue française" ou encore Le Bon usage de Maurice Grevisse, qui compte pas moins de 14 pages d'exceptions.
 
 

                                                                                         
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   Que penser de cette proposition ??? 
 
   On voit souvent sur Internet des initiatives pour le moins cocasses. 
 
   Exemple avec cette proposition venue de Belgique qui laisse plus que perplexe ! 
 
   Peut-être n’ai-je pas tout compris ( vu kon ai anal fabettes de paire en fisse... ), mais il me semble que cette modification ne simplifierait rien, se contentant de changer simplement le problème de place. 
 
   Exemples : 
 
   Situation actuelle : 
 
   1. j’ai VU des ovnis. 
 
   C’est
différent au pluriel si le COD est avant le verbe : 
 
   2. les ovnis que j’ai VUS. 
 
   Mais c’est
semblable si l’on utilise l’auxiliaire ETRE : 
 
   3. les ovnis sont VUS par moi. 
 
   Situation future après changement des règles : 
 
   1. j’ai VU des ovnis. 
 
  C’est
semblable au pluriel si le COD est avant le verbe : 
 
   2. les ovnis que j’ai VU. 
 
   Mais c’est
différent si l’on utilise l’auxiliaire ETRE : 
 
   3. les ovnis sont VUS par moi. 
 
   Alors j’avoue que je ne comprends pas bien l’utilité de cette proposition de changement qui déplace simplement la similarité. Problème de connexions neuronales défectueuses, sans doute... 
 
   Franchement, si toutes les règles de grammaire étaient aussi simples à retenir et à utiliser que celle-ci, apprendre notre langue serait une sinécure ! 
 
   Au bout du compte, comme le laisse entendre ‘morgan2’, tous les projets de ce type ont un unique but : générer un nivellement par le bas. Il suffit de surfer sur certains forums, pour se rendre compte que nombre de messages sont totalement incompréhensibles. 
 
   Et le malheur, c’est que dans quelques décennies, on risque bien de voir nos échanges réduits à leur plus simple expression. « BADE PA ! J’TE KIF. ON CHILLE. YOLO ». Quelle perspective enchanteresse...