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« Le degré de spiritualité n'a rien à voir avec ce en quoi vous croyez,  mais tout à voir avec votre état de conscience. »   Eckhart TOLLE 

                                                                
  Blaise PASCAL  


Page Wikipedia

« La nature a des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu, et des défauts pour montrer qu’elle n’en est que l’image. »


Ses textes sur le site « Pure Conscience » :

   
  Le texte ci-dessous est un extrait de la page Wikipedia consacrée à la Nuit de feu au cours de laquelle Blaise Pascal vécut une expérience mystique intense.             

  Le Mémorial est une œuvre de Blaise Pascal datée du lundi 23 novembre 1654. Écrit pendant la nuit du 23 au 24 novembre, dite la Nuit de feu, ce texte d'une extrême brièveté est l'un des classiques de la spiritualité catholique et chrétienne en général. 
 
 Ces quelques lignes, où Pascal exprime sa conversion à la personne de Jésus-Christ au moment même où il la vit, ont valeur de paradigme, en raison des termes qu'il emploie mais aussi du caractère fulgurant de cette expérience mystique. Constamment réédité et commenté depuis la fin du XVIIe siècle, le Mémorial contient une triple invocation à Dieu régulièrement citée : « Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants...

 « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, » Non des philosophes et des savants. Certitude, Certitude. Sentiment. Joie. Paix. Dieu de Jésus-Christ. Deum meum et Deum vestrum. « Ton Dieu sera mon Dieu » Oubli du monde et de Tout, hormis Dieu. Il ne se trouve que par les voies enseignées dans l’Évangile. Grandeur de l’âme humaine. « Père juste, le monde ne t’a point connu, mais je t’ai connu. » Joie, Joie, Joie, pleurs de joie. Je m’en suis séparé : De reliquerunt me fontem aquæ vivæ. « Mon Dieu, me quitterez-vous ? » Que je n’en sois pas séparé éternellement. « Cette est la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jésus-Christ. Jésus-Christ. Je m’en suis séparé, je l’ai fui, renoncé, crucifié. Que je n’en sois jamais séparé. Il ne se conserve que par les voies enseignées dans l’Évangile. Renonciation totale et douce. Soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeur. Éternellement en joie pour un jour d’exercice sur la terre. Non obliviscar sermones tuos, Amen. » 


 L'expérience mystique du lundi 23 novembre 1654, qui se produit « depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ minuit et demi », marque un tournant décisif dans la vie et l'œuvre de Pascal. Cette « expérience éblouissante, restée dans les esprits comme la nuit de feu de Pascal », est consignée sur le moment. Le texte est d'une telle importance pour Pascal qu'il le recopie sur parchemin et coud les deux exemplaires dans la doublure de son pourpoint. Le lendemain, il éprouve le besoin de raconter sa nuit de feu à sa sœur Jacqueline, et sollicite un directeur de conscience. Le père Antoine Singlin reçoit Blaise Pascal à Port-Royal de Paris vers le 20 décembre mais refuse de devenir son directeur de conscience ; il lui conseille de se retirer à Port-Royal-des-Champs. 
 
 Par la suite, Pascal prend soin de coudre et de découdre les deux exemplaires de son mémorial chaque fois qu'il changea de vêtement. L’expérience de cette nuit de feu est si bouleversante que Pascal s’engage à une rupture absolue, à une « renonciation totale et douce, à l’oubli du monde et de tout », dans un climat de joie baignée de larmes. Un serviteur découvre après sa mort, dans la doublure de son dernier habit, « un petit parchemin plié et écrit de la main de M. Pascal, et dans ce parchemin, un papier écrit de la même main : l'un était une copie fidèle de l'autre ». Les proches de Pascal parlent alors d'un « mémorial » : un témoin rapporte qu'ils voient ce document comme « une espèce de mémorial qu'il gardait très soigneusement pour conserver le souvenir d'une chose qu'il voulait avoir toujours présente à ses yeux et à son esprit ». Si le parchemin a aujourd'hui disparu, le papier d'origine, qui se trouve à la Bibliothèque nationale de France, a été authentifié par l'abbé Périer, neveu de Pascal. 
 
 Sa vie durant, Pascal a observé un silence absolu sur le double manuscrit : tous en ignoraient l'existence, y compris sa sœur Jacqueline, religieuse à Port-Royal des Champs, dont Laurent Thirouin rappelle le trouble devant le changement survenu peu après chez ce « pénitent si réjoui ».

 À suivre...

Pure Conscience, guides et enseignants spirituels, Blaise PASCAL