Images et Mots
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" 28 jours plus tard ",
      ( 28 days after ),           2002, 
 
de : Danny  Boyle, 
 
  avec : Cillian Murphy, Alex Palmer, Bindu de Stoppani, David Schneider,
Brendan Gleeson, Megan Burns, Noah Huntley, Christopher Eccleston,
 
 
Musique : John Murphy, Danny Boyle, Brian Eno, Gabriel Fauré
















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   Malgré la mise en garde d'un laborantin, un petit groupe libère des singes auxquels ont été inoculés un virus dont on ne connaît aucune antidote. Vingt-huit jours plus tard, à Londres, Jim (Cillian Murphy), accidenté de la route, se réveille. Tout est désert aussi bien dans l'hôpital que dans la ville. Après avoir été agressé par deux ou trois individus, il est sauvé par deux survivants de l'épidémie : Selena (Naomie Harris) et Mark (Noah Huntley). Mais tous trois doivent faire face à une horde de contaminés particulièrement voraces et agressifs... 
 
   Dans "Petits meurtres entre amis", Danny Boyle montrait déjà un goût particulier pour le morbide. Mais cela se faisant dans un humour noir assez jouissif. Ici, rien de semblable. Dès les premières images, scènes télévisées d'émeutes et de paniques, le spectateur est plongé dans le sombre qui vire bientôt au gore et au sordide. Ça grogne, ça hurle, ça éructe, ça bondit dans tous les sens. Les malheureuses victimes, que l'on a du mal à distinguer (heureusement ?), semblent jaillir d'un improbable mixage de cartoon et de jeu vidéo speedé. Entre les scènes de boucherie survitaminées, dans lesquelles la caméra semble agitée, à l'image des contaminés, de soubresauts éprouvants, en revanche, c'est le calme plat. Ce sont d'ailleurs ces scènes muettes, la vision fantômatique d'un Londres désert, les sillons d'une autoroute vide de voitures se perdant à l'infini, qui constituent le principal intérêt et le seul charme de cette oeuvre passablement hideuse. 
 
   Le réalisateur a-t-il juste voulu montrer qu'il était capable de livrer un film d'horreur à la mise en scène originale ? En cela, il a réussi. On n'en finirait pas de dénombrer les visions inventives et les images penchées pour lesquelles il semble avoir un goût prononcé. Mais tout cela ressemble fort à un habillage esbroufeur, tant le contenu, primaire et gratuit au possible, ne semble justifié par aucun message. A moins que ce ne soit, peut-être : "l'homme est un loup pour l'homme". Ce qu'on sait déjà et que l'on constate, malheureusement, tous les jours. 
 
   Dommage pour les deux principaux protagonistes, excellents, de s'embourber dans cette chose souvent usante, écoeurante et, à plusieurs reprises, aux limites de l'ignoble. 
  
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
 
 
 

 
 
 

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