Images et Mots
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" 4 étoiles ",
           2006, 
 
de : Christian  Vincent, 
 
  avec : Isabelle Carré, José Garcia, François Cluzet, Michel Vuillermoz,
Mar Sodupe, Jean-Paul Bonnaire, Luis Rego,

 
Musique : André Manoukian
 

















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  France "Franssou" Dumanoir (Isabelle Carré) mène une vie monotone à Paris, en compagnie de Marc (Michel Vuillermoz), spécialiste en pessimisme. Elle apprend un jour que son arrière grand-tante, Mlle Poilloux (Renée Le Calm), lui lègue sa fortune, quarante mille euros. Sur un coup de tête, elle part à Cannes, descend au Carlton, et fait inopinément la connaissance de Stephane Lachesnaye (José Garcia), qui partage son temps entre prétendues réservations pour Elton John et vente d'une propriété à un coureur automobile, René (François Cluzet)... 
 
    L'histoire tient à la fois du vaudeville romantique (de bon goût), du conte, façon "Cendrillon", et, accessoirement, de la comédie d'arnaque. Si le premier est mené avec un charme indéniable (sans atteindre celui des comédies hollywoodiennes de la grande époque de Cary Grant), une vitalité communicative, si le second procure au rêve une couleur assez acide, le troisième laisse à désirer, ne formant qu'un écrin prétexte, qui est loin d'avoir la consistance de celui qui enveloppe l'aventure contée dans "Les Associés", par exemple. Ce déséquilibre provoque, à mi-parcours, une baisse de régime, et donne l'impression que le scénario patine, tire en longueur, ne parvient pas à faire éclore les promesses que le début annonçait, à développer les ramifications naissantes. Cela n'empêche pas de prendre un plaisir certain aux relations de ce duo (ponctuellement trio), en grande partie grâce aux qualités de trois acteurs en pleine forme. Isabelle Carré, improbable pot de colle craquant, intensément inflammable, qui illumine décidément chacune des scènes qu'elle habite ; José Garcia, qui entre sans peine dans le rôle d'escroc à la petite semaine, lâche, goujat, survolté ; et François Cluzet, incapable d'aligner trois mots à la suite, dans un personnage de Schumacher du pauvre, dont les branchements de neurones ont été effectués à la va vite, mais seul personnage réellement sympathique de l'ensemble ! La crédibilité n'est pas toujours au rendez-vous, assurément, mais ce n'est guère ce que l'on attend d'une fantaisie. C'est vraiment dommage que le soufflé ne parvienne pas à gonfler jusqu'à l'apothéose, d'autant plus que le dénouement, très faiblard, n'arrange rien !
 
    
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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