Images et Mots
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" L'affaire SK1 ",
                2014, 
 
de : Frédéric  Tellier, 
 
  avec : Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet,
Michel Vuillermoz, Thierry Neuvic, Christa Theret,

 
Musique : Christophe Lapinta, Frédéric Tellier
















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   Le jeune Charlie (Raphaël Personnaz) intègre le 36 quai des Orfèvres, mais son supérieur Carbonnel( Michel Vuillermoz) l'affecte aux affaires anciennes non résolues. C'est ainsi que Charlie reprend l'enquête sur le meurtre non résolu, en janvier 1991, de Pascale Escarfail. Mais bientôt des meurtres dans l'est parisien lui donnent à penser que le tueur est probablement le même. 
 
   Tout le monde connaît avec plus ou moins de précision, le parcours de Guy Georges, le "tueur de l'est parisien", finalement arrêté en mars 1998, alors qu'il avait déjà, plusieurs années auparavant, été interrogé dans les enquêtes sur certains homicides, puis relâché. Le film mêle plusieurs époques de manière assez habile. Celle du commencement des enquêtes, puis celle de l'arrestation et des interrogatoires (glaçant récit de Guy Georges relatant la "rencontre" de Pascale Escarfail), enfin le procès au cours duquel il finira par avouer. L'alternance des moments clés donne au récit une certaine densité vivante, tout en conservant une authenticité redevable en grande partie à la qualité des acteurs. Il parvient même à nous faire ressentir la lassitude découragée de ces enquêteurs qui, durant des années, fouillent sans relâche les dossiers à la recherche du détail susceptible de relancer les investigations. Quant à Nathalie Baye, dans le rôle de l'avocate, elle tente, selon ses propres termes, de "chercher l'homme derrière le monstre". Même si la tension qui parcourt le film ne peut qu'être artificielle, puisque chacun connaît, dès le début, l'aboutissement de l'affaire, il n'en demeure pas moins que, pour un premier film, il s'agit là d'une réussite indéniable. Il est d'autant plus étonnant que, depuis six ans, le réalisateur n'ait donné naissance qu'à un seul film, "Sauver ou périr". 

 
     
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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