Images et Mots
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" American horror story ",
          Saison 1,             2011,  
 
de : Ryan  Murphy..., 
 
  avec : Jessica Lange, Dylan McDermott, Evan Peters,
Zachary Quinto, Denis O'Hare, Connie Britton,

 
Musique : James S. Levine
















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Le docteur Ben Harmon (Dylan McDermott) décide d'acheter une vieille maison victorienne afin de tenter de réharmoniser son couple qui battait de l'aile. Mais, dès les premiers jours, d'étranges phénomènes se produisent. Les voisins eux-mêmes, en particulier Jude Martin (Jessica Lange) et sa fille mongolienne Adelaïde (Jamie Brewer), se révèlent plus qu'inquiétants... 
 
  Le sujet - fantômes vindicatifs et demeures hantées - n'a rien de très original. En revanche le traitement cinématographique de l'histoire l'est davantage. Dans un montage très élaboré et complexe, s'entremêlent les époques, les personnages vivants, les décédés revanchards, sans que les apparences physiques changent réellement. Les morts sont aussi "palpables" que les êtres de chair et d'os. Tous ces éléments procurent à la narration un aspect destabilisant, ce qui est intéressant, voire parfois cafouilleux, ce qui est un peu plus regrettable. 
 
   En effet, si la qualité est au rendez-vous, avec une intensité dramatique qui ne fait jamais défaut, la quantité est elle aussi présente. Ce n'est d'ailleurs pas le terme de quantité qui devrait être employé, mais plutôt celui d'avalanche, tant le scénario amoncelle les perversions, les crimes, les horreurs en tous genres, au point qu'il ne se passe quasiment pas deux minutes sans que le paranormal fasse irruption de manière plus ou moins glauque ou sanglante. Cette overdose peut enchanter les amateurs du genre. L'ennui, c'est qu'elle nuit passablement à la crédibilité de l'ensemble. Le spectateur a devant les yeux une composition riche à l'excès, gorgée de personnages tour à tour fascinants ou inquiétants, mais à laquelle il est bien difficile d'accorder un crédit même partiel. La répétitivité des situations finit par lasser, de même que la constante pénombre dans laquelle évoluent les habitants de cette maison très spéciale. C'est dommage, car les individualités sont disséquées avec profondeur, sensibilité et fièvre. 
 
   Cette première saison laisse des impressions contradictoires. D'un côté, il y a pléthore de matières infernales et des couleuvres obèses à avaler. Mais d'un autre côté la qualité d'écriture et la dramaturgie se révèlent tellement brillantes et impressionnantes que le ridicule inhérent à ce genre de situations n'affleure jamais, ce qui, en soi, représente un exploit.

     
  Bernard Sellier
 

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