Images et Mots
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" Conan le barbare ",
       ( Conan the barbarian ),     1982, 
 
de : John  Milius
 
  avec : Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones,
Max von Sydow, Sandahl Bergman,

 
Musique : Basil Poledouris















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     Conan (Arnold Schwarzenegger) est un Sumérien qui vit avec ses parents dans une peuplade qui a maîtrisé le fer et en a fait une sorte de Dieu. Un jour, alors qu'il est enfant, une troupe de guerriers commandés par Thulsa Doom (James Earl Jones) détruit son village et massacre tous les habitants. Pendant près de vingt ans, Conan va être enchaîné à une gigantesque meule qu'il fait tourner inlassablement. Devenu adulte, il devient un redoutable combattant et part à la recherche de Thulsa, qui est devenu une sorte de gourou tout puissant hypnotisant les foules. 
 
   La scène d'ouverture et, plus encore la vengeance finale qui méritent effectivement tout à fait le qualificatif de barbare, possèdent une certaine grandeur. Pour ce qui est du remplissage central, le spectateur peut demeurer assez déconcerté. C'est une espèce de fourre-tout qui associe tant bien que mal l'humour (la compagne de Conan faisant le coup de poing contre les fantômes qui veulent emmener son chéri vaut le coup d'oeil !), la magie, l'amour, avec une certaine lenteur qui confine parfois à l'ennui. Le scénario se distend par moments un peu trop et l'on a plutôt tendance alors, à rire de la dégaine d'Arnold que de se préoccuper de ses aventures guerrières. La crédibilité n'est pas non plus un des points forts de l'histoire : les chevaux des agresseurs du début ont des harnachements que ne renieraient pas certains chevaliers et les festivités orgiaques qui se déroulent à l'intérieur de la montagne semblent les soeurs des soirées romaines de Caligula. Quant à l'odieux Thulsa, le moins que l'on puisse dire est que sa prestance et sa coupe de cheveux au carré font un peu grand guignol. Heureusement que sa méchanceté et ses tours de magie viennent un peu relever la sauce que son aspect aurait pu faire tourner... 
 
   Un film qui se laisse voir, mais qui ne figurera pas au panthéon des oeuvres impérissables...
 
   
Bernard Sellier
 

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