Le couteau par la lame, film de Janus Metz, commentaire

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Le couteau par la lame,
        (All the old knives),      2022, 
 
de : Janus  Metz, 
 
  avec : Chris Pine, Thandiwe Newton, Laurence Fishburne, Jonathan Pryce,
 
Musique : Rebekka Karijord, Jon Ekstrand

  
 
Henry Pelham (Chris Pine), agent de la CIA, est chargé par son chef, Vick Wallinger (Laurence Fisburne), de découvrir s'il y avait une taupe à la cellule de Vienne lorsque, huit ans plus tôt, a eu lieu le détournement du vol 127 et la mort de tous les passagers. Henry se rend à Carmel où vit désormais son ancienne collègue et amante, Celia Harrison (Thandiwe Newton), mariée et mère de deux enfants... 
 
 Une histoire d'espionnage sombre, dépourvue de tout spectaculaire, qui repose entièrement sur un scénario simple, pas forcément très vraisemblable, mais au dénouement assez insolite, ainsi que sur son couple vedette. Nous sommes très loin du glamour plus ou moins décontracté de «Mr. Mrs. Smith». C'est une mélancolie crépusculaire qui baigne ici les retrouvailles des deux amants, placées sur fond de trahison, de passion torride et de règlement de compte tardif. Les quelques scènes du détournement, filmées de manière très primaire et peu convaincante, ne sont là que pour le décorum. Tout le reste, à savoir les scènes actuelles et les flashback explicatifs, laissent le spectateur dans un certain désarroi. L'intérêt est présent, mais il manque, même dans les séquences consacrées à la gestion de la prise d'otages, un élan narratif, une flamme, une intensité, susceptibles de faire entrer vraiment en résonance avec cette quête de vérité sur une situation de crise majeure. Chris Pine et Thandiwe Newton eux-mêmes paraissent extérieurs à ce drame, mais il faut reconnaître que cette approche est en conformité avec la conception scénaristique de leurs personnages, fatigués et désabusés. Intéressant, ne serait-ce que par son issue, mais loin d'être inoubliable.

   
Bernard Sellier