Images et Mots
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" Delivre-nous du mal ",
     ( Deliver us from Evil ),     2014 
 
de : Scott  Derrickson, 
 
  avec : Eric Bana, Olivia Munn, Edgar Ramirez, Chris Coy,
Sean Harris, Dorian Missick, Mike Houston,

 
Musique : Christopher Young
















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     Le sergent Ralph Sarchie (Eric Bana), de la police new yorkaise est confronté à plusieurs événements inquiétants. Une jeune femme jette son enfant dans la fosse aux lions du zoo, un ancien Marine de retour d'Irak terrorise sa famille, et un peintre mystérieux semble parler aux lions. En compagnie de son collègue Butler (Joel McHale) et d'un ancien toxicomane devenu prêtre, Mendoza (Edgar Ramirez), Ralph va plonger dans l'horreur... 
 
   L'histoire est semble-t-il tirée de fais authentiques. Cette précision n'est pas vraiment indispensable, car Scott Derrickson, à l'évidence passionné par les manifestations d'esprits maléfiques et les exorcismes ("L'exorcisme d'Emily Rose", "Sinister"), et à chaque fois responsable de la réalisation mais aussi du scénario, donne l'impression de prendre les événements très au sérieux. Certes, les séquences qui s'alignent ne sont pas d'une originalité écrasante. Elles ont été vues des dizaines de fois et utilisent toujours les mêmes effets (bruits, apparitions, hurlements...) que le spectateur connaît par coeur. Mais, d'une part, elles sont ici intégrées avec grand soin dans une trame sombre à souhait. Et, d'autre part, contrairement à ce qui se produit malheureusement souvent, elles ne donnent aucunement envie de pouffer. Narration, acteurs, situations, génèrent une impression d'authenticité qui vrille plus d'une fois les tripes et le coeur. Alors, même si l'environnement du "héros" est ultra classique (l'épouse délaissée par son homme englué jusqu'au cou dans le boulot), il est difficile de ne pas être secoué par cette lutte des extrêmes qui ne sont pas, au bout du compte, si opposés qu'ils semblent l'être. ("La vengeance détruit toujours le bras vengeur", déclare Mendoza...). 
 
   Une oeuvre qui est loin de révolutionner le genre, mais qui ne manque pas d'atouts pour fasciner.
  
 
Bernard Sellier
 

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