Echos, Saison 1, de Vanessa Gazy, commentaire

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Échos,
     (Echoes),    Saison 1,      2022 
 
de : Vanessa  Gazy, 
 
avec : Michelle Monaghan, Matt Bormer, Karen Robinson, Ali Stroker, Rosanny Zayas, Michael O'Neill,
 
Musique : Brendan Angelides


 
Saison 2

 
Ne pas lire avant d'avoir vu la série

 
Gina et Leni (Michelle Monagnan) sont jumelles, mais vivent très loin l'une de l'autre. Lorsque Gina apprend que Leni a disparu, elle arrive en urgence. Jack Beck (Matt Bomer), époux de Leni semble étrange. Louise Floss (Karen Robinson), shérif local, enquête. Gina, s'apercevant que sa sœur paraît avoir eu une vie mystérieuse, prend sa place pour découvrir la vérité. Elle réapparaît donc en tant que Leni...
 
 Oui ! Mais en fait, non, car, apparemment, les deux sœurs avaient déjà échangé leurs identités lors d'un précédent voyage à Paris. C'est donc dans une intrigue plus qu'emberlificotée qu'entre le spectateur. Et l'ouverture de l'histoire n'est pas des plus convaincantes. Le récit présente les personnages de façon un peu maladroite, un peu banale, et un peu artificielle. Ce qui fait beaucoup de handicaps. L'originalité de certains protagonistes (la femme shérif Louise, par exemple, qui cabotine pas mal), n'est pas non plus très heureuse. Pourtant, au fur et à mesure que se développe l'intrigue, ou plutôt les intrigues, cette autopsie d'une gemellité aux ressorts pathologiques ne manque pas d'intérêt. La peinture des relations complexes de ces deux sœurs, qui naviguent entre amour absolu, jalousies larvées, partages maladifs, confusions mentales, autorise des ambiguïtés profondes et des plongées dans l'inconscient intrigantes. Le problème majeur réside dans le fait que les huit scénaristes (!) ont chargé la barque plus que de raison. L'histoire traverse de multiples périodes (enfance, adolescence, adulte à plusieurs moments), et le spectateur peut facilement se perdre dans les multiples personnalités interchangeables, ce qui, à terme, nuit à l'impact de la dramaturgie. On finit par ne plus savoir qui est qui, ce qui n'aide pas à entrer dans cette tragédie intime de manière empathique. Les deux derniers épisodes éclaircissent quelque peu les situations individuelles, mais l'ensemble de cette série, certes riche psychologiquement et par moments captivante, souffre quand même pas mal de son scénario emberlificoté qui sent l'artifice créatif et dont la vraisemblance est parfois plus que limite. Michelle Monaghan est convaincante dans les deux facettes de son personnage.
   
Bernard Sellier