Un espion de trop, film de Don Siegel, commentaire

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Un espion de trop,
     (Telefon),      1977, 
 
de : Don  Siegel, 
 
  avec : Charles Bronson, Lee Remick, Donald Pleasence, Tyne Daly, Alan Badel, Patrick Magee,
 
Musique : Lalo Schifrin


 Le KGB cherche à arrêter l'un de ses membres staliniens, Nicolai Dalchimsky (Donald Pleasence), mais celui-ci s'est enfui. Il se rend aux États-Unis et active un à un des espions dormants qui se mettent à effectuer des actions terroristes. Le commandant Grigori Borzov (Charles Bronson) est chargé de supprimer Dalchimsky... 
 
 Six ans après le très efficace «Inspecteur Harry», Don Siegel réalisait, avec comme scénariste Peter Hyams, ce thriller d'espionnage qui a remarquablement bien vieilli. Certes son passage récent sur TCM prouve que le master n'a pas subi de rajeunissement ou de réencodage. Mais sur le plan purement cinématographique, la réussite est évidente. Une intrigue originale, un rythme soutenu, un minimalisme psychologique qui, dans le cas présent, n'est nullement handicapant, une réalisation assez moderne, un couple Bronson - Lee Remick sobre mais percutant, autant d'éléments qui permettent au spectateur de traverser ces cent minutes sans reprendre son souffle. Accessoirement, c'est aussi un plaisir de retrouver la charmante Tyne Daly dans le rôle de Dorothy Putterman, l'informaticienne surdouée (tout est relatif étant donné que les ordinateurs en étaient à leurs balbutiements). Toujours pour l'anecdote, il est aussi intéressant de se replonger dans le 'monde d'avant', c'est-à-dire un univers dont les smartphones étaient exclus, et de prendre conscience du rôle primordial que jouent ces accessoires dans n'importe quel film contemporain. Souvenirs, souvenirs...

   
Bernard Sellier