I came by, film de Babak Anvari, commentaire

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I came by,
       2022, 
 
de : Babak  Anvari, 
 
  avec : Antonio Aakeel, Percelle Ascott, Hugh Bonneville, Varada Sethu, George MacKay, Kelly Macdonald,
 
Musique : Isobel Waller-Bridge, Tchaïkovsky

 Ne pas lire avant d'avoir vu le film... 
 

 
Londres. Deux jeunes, Toby Nealey (George MacKay) et Jameel Agassi (Percelle Ascott) se sont donnés comme mission de pénétrer dans les villas de richissimes et d'y taguer 'I came by'. Ils choisissent un jour la maison d'un juge à la retraite, Hector Blake (Hugh Bonneville). Mais Jameel, dont l'amie Naserine 'Naz' Raheem (Varada Sethu) est enceinte, décide de raccrocher. Toby s'y rend seul...
 
 Le scénario se montre d'une linéarité parfaite, que l'on pourrait presque qualifier de rudimentaire. Dès le début, le spectateur sait à quoi s'en tenir sur ce magistrat à la dangerosité affirmée. Les différents protagonistes sont également croqués de manière très simpliste. Aussi bien dans les évènements que dans l'environnement au contexte vaguement social (l'intégration difficile de minorités étrangères), les maîtres mots paraissent être : simplisme et lourdeur. Les rebondissements successifs s'amoncellent sans opérer de surprises majeures, si l'on excepte le fait que le scénario n'hésite pas à sacrifier nombre de ses personnages. La chronologie des évènements laisse plus que perplexe, avec une grossesse et un accouchement qui semblent concentrés sur quelques jours. La pathologie du prédateur est réduite à sa plus simple expression visuelle, déconnectant complètement le spectateur du sort horrible des séquestrés. La vraisemblance semble d'ailleurs être le cadet des soucis du scénariste-réalisateur. Quant à certains personnages, ils sont à la limite de la caricature ratée. C'est en particulier le cas de la mère de Toby, Lizzie Nealey (Kelly Macdonald), soi-disant psychologue, mais en fait totalement à côté de ses pompes, ou encore d'un Toby, en perpétuelle hystérie. Reste un Hugh Bonneville assez impressionnant dans son hiératisme inquiétant. C'est peu !
   
Bernard Sellier