Images et Mots
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" The invisible man
 ",          2020, 
 
de : Leigh  Whannell, 
 
  avec : lisabeth Moss, Oliver Jackson-Cohen, Harriet Dyer,
Aldis Hodge, Storm Reid, Michael Dorman

 
Musique : Benjamin Wallfisch
















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    En pleine nuit, et grâce à l'aide de sa soeur Emily (Harriet Dyer), Cecilia Kass (Elisabeth Moss) s'enfuit de la luxueuse villa californienne dans laquelle elle vivait un cauchemar avec Adrian Griffin (Oliver Jackson-Cohen). Elle trouve refuge chez un ami d'Emily, James Lanier (Aldis Hodge) qui vit seul avec sa fille Sydney (Storm Reid). Elle apprend bientôt de Tom (Michael Dorman), frère d'Adrian, que celui-ci a mis fin à ses jours. Mais des phénomènes angoissants commencent à se produire... 
 
   Chacun connaît plus ou moins bien l'aventure créée en 1897 par Herbert George Wells, et qui a donné lieu depuis le premier film en 1933, à nombre d'adaptations plus ou moins fantaisistes. Celle-ci se situe dans la catégorie sérieuse, avec une réalisation léchée et un scénario qui tient la route. Rien d'exceptionnel ou de particulièrement inventif. Nous sommes dans un film noir assez classique, dans lequel la malheureuse victime se voit évidemment le jouet du pervers sociopathe qui a décidé de lui pourrir la vie jusqu'à ce que... Ce qui rend cette adaptation particulièrement efficace et assez flippante, c'est, outre l'esthétique de certains décors (l'immense villa labyrinthique dominant la mer) et l'atmosphère tant visuelle que sonore soigneusement étudiée, l'usage des effets spéciaux de manière minimaliste, judicieuse et intelligente. Aucune esbroufe dans le traitement narratif d'un drame qui se prêterait facilement aux débordements grossiers. L'intensité des silences est à ce titre aussi angoissante que les quelques pics retentissants qui s'invitent régulièrement. En osmose parfaite avec la tenue sobrement dramatique de l'ensemble, Elisabeth Moss offre une incarnation aussi sensible que crédible tant dans les traumatismes de la soumission que dans la révolte.
  
 
Bernard Sellier
 

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