Ip Man 4, film de Wilson Yip, commentaire

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Ip man 4,   Le dernier combat,
      2019, 
 
de : Wilson  Yip, 
 
  avec : Donnie Yen, Scott Adkins, Danny Kwok-Kwan Chan, Vanness Wu, Jim Liu, Yue Wu, Kent Cheng,
 
Musique : Kenji Kawai

   Ip Man 1        Ip Man 2        Ip Man 3  

  
1964. Ip Man (Donnie Yen) apprend qu'il est atteint d'un cancer. Il arrive à San Francisco dans le but de trouver une école à laquelle inscrire son fils Ming (Jim Liu) très indiscipliné. Mais sa présence met en colère les maîtres locaux de kung-fu qui ne pardonnent pas à l'élève de Ip, Bruce Lee (Danny Kwok-Kwan Chan), d'avoir transmis les secrets de l'art martial chinois aux Occidentaux...

  Dernier volet de l'histoire de ce formateur exceptionnel qui trouve en Donnie Yen un interprète de première grandeur. L'extrême bonté qu'on lit dans son regard se marie parfaitement avec la dignité et l'équanimité qui sont la marque indissoluble du personnage. Peu importe que ces qualités soient en accord avec la réalité ou non. L'important réside dans l'exemple archétypal qui nous est offert de ce que doit être un maître accompli dans toute discipline ancestrale.

  L'histoire en elle-même ne renouvelle pas ce qui a déjà été montré dans les oeuvres précédentes. A savoir qu'elle est fondée sur les deux aspects majeurs qui régissent les relations humaines : les rivalités individuelles d'homme à homme d'un côté, et le racisme ordinaire envers celui qui est d'une race ou d'une culture différente. Les tensions que l'on observe aujourd'hui entre les Etats Unis de Trump et la Chine se manifestent sur des plans différents d'il y a un siècle, mais fondamentalement la haine et le rejet sont les mêmes. Les combats sont toujours filmés avec art et parfois originalité, témoin ce duel immobile qui oppose au début IpMan et Wan (Yue Wu) par l'intermédiaire d'une table en verre. Rien de transcendant, mais une belle et noble conclusion pour cette quadrilogie à marquer d'une pierre blanche.
   
Bernard Sellier