Images et Mots
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" Love hunters ",
       ( Hounds of love ),      2016, 
 
de : Ben  Young, 
 
  avec : Ashleigh Cummings, Emma Booth, Stephen Curry,
Susie Porter, Harrison Gilbertson, Damian de Montemas,

 
Musique : Dan Luscombe
















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                                                            Ne pas lire avant d'avoir vu le film 
 
    Vicki Maloney (Ashleigh Cummings) vit difficilement la séparation de ses parents, Maggie (Susie Porter) et Trevor (Damian de Montemas). Alors qu'elle se trouve chez sa mère, elle quitte en douce le domicile pour rejoindre son petit copain. En route, elle rencontre un couple 'charmant', Evelyn (Emma Booth) et John (Stephen Curry)... 
 
Plongée dans l'horreur au quotidien d'un couple australien de tueurs en série, qui n'est pas sans évoquer les noirceurs que l'on a connues en France, au fil des 'voyages' de Monique Olivier et de Michel Fourniret, par exemple. Et si, bien sûr, le réalisateur nous épargne les atrocités vécues par la malheureuse captive, il n'en demeure pas moins que se succèdent des séquences tétanisantes, ne serait-ce que par l'hyper tension psychologique qui règne au sein du duo meurtrier. A ce titre, les deux interprètes parviennent, par leur quasi normalité extérieure, à glacer le sang lorsque surgissent en eux les vagues délirantes. C'est avec la froideur et la précision d'un chirurgien que Ben Young dissèque ces heures d'angoisses et de souffrances. Une impressionnante lenteur est de mise, laissant s'exprimer de longues séquences dans lesquelles explosent des regards inquiétants et des attentes hautement anxiogènes. Ce qui, en soi, est infiniment plus intense dramatiquement que les jaillissements horrifiques frénétiques qui parsèment la plupart des productions du genre. On se demande d'autant plus pourquoi le réalisateur abuse d'hyper ralentis, dont on cherche en vain la justification, et qui, au bout du compte, semblent tendre vers une complaisance artificielle. Quoi qu'il en soit, la performance de la jeune Ashleigh Cummings est à marquer d'une pierre blanche.

 

 
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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