Images et Mots
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" Marie-Jo et ses deux amours ",
            2002, 
 
de : Robert  Guédiguian, 
 
  avec : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin,
Yann Tregouët, Julie-Marie Parmentier,

 
Musique : Mozart, Schubert, Vivaldi...
















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    Marie-Jo (Ariane Ascaride) est mariée à Daniel (Jean-Pierre Darroussin), entrepreneur de maçonnerie marseillais. Elle a une fille, Julie (Julie-Marie Parmentier) et travaille dans une société d'ambulances. Depuis plusieurs mois, elle entretient une relation avec Marco (Gérard Meylan), pilote maritime. Ce qui devait être une aventure sans lendemain devient un véritable amour et Marie-Jo se retrouve prisonnière d'une double passion sans clé pour résoudre le dilemme. 
 
   "Marius et Jeannette", grandement apprécié par nombre de critiques, ne m'avait pas laissé un souvenir enthousiasmant. Et le début de ce film, englué dans une nonchalance sympathique mais terne, assemblage de petits riens, de dialogues ténus, naturels, mais pas vraiment passionnants, ne laissait pas augurer d'un changement d'appréciation. 
 
   Pourtant, à mesure que s'installent les événements, que nous pénétrons l'intimité du coeur de la jeune femme, une évolution positive se met en place et, insensiblement, la superficialité s'efface pour se transformer en une authenticité profonde, une sincérité grandissante et un approfondissement douloureux des personnalités du trio. Le réalisateur, grandement secondé par son épouse Ariane Ascaride profondément émouvante, Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin, nous découvre, avec une pudeur et une tendresse infinies les souffrances secrètes, la blessure des non-dits, la mise à vif des failles de chacun des personnages. Avec simplicité, subtilité, il nous fait prendre conscience de la frontière arachnéenne qui sépare la joie ressentie dans l'amour inconditionnel et le désespoir qui accompagne l'inéluctable jalousie accompagnée de son cortège de douleurs et de culpabilité. 
 
   Un beau film grave retenu et mélancolique, remarquablement interprété, à la seconde partie un peu longue, qui se clôt sur une note étonnamment sombre, mais tellement logique...

 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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