Images et Mots
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" Merci pour le chocolat ",
                   2000, 
 
de : Claude  Chabrol, 
 
  avec : Isabelle Huppert, Jacques Dutronc, Michel Robin,
Anna Mouglalis, Brigitte Catillon, Rodolphe Pauly,

 
Musique :  Matthieu Chabrol, Franz Liszt, Franz Schubert...
 














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   Après de longues années de liaison, Marie-Claire Muller (Isabelle Huppert), héritière d'une grande chocolaterie suisse, épouse André Polonski (Jacques Dutronc), célèbre pianiste. Une jeune apprentie pianiste, Jeanne Pollet (Anna Mouglalis) se présente un jour chez eux pour éclaircir un mystère. Née le même jour que Guillaume (Rodolphe Pauly), fils d'André et de sa première épouse décédée depuis, elle aurait été présentée par erreur comme le bébé du pianiste avant que l'erreur ne soit réparée... 
 
   Claude Chabrol, spécialiste des analyses bourgeoises souvent vitriolées, se plonge ici dans le milieu artistique. Mais il le fait dans le cas présent avec une décontraction proche de la désinvolture. Le scénario, particulièrement paresseux, ne soutient l'intérêt que grâce à une Isabelle Huppert mystérieuse, voire inquiétante. Son attitude intrigante semble promettre beaucoup, mais en réalité, elle ne débouche sur rien d'excitant. Jacques Dutronc, éternel vaporeux désincarné, semble anesthésié et n'est guère crédible dans son personnage de pianiste passionné. L'histoire se contente d'aligner à gogo les répétitions des sublimes "Funérailles" de Liszt, de soulever quelques interrogations qui ne recevront qu'une réponse fumeuse, de voir servir des myriades de tasses chocolatées, et d'entrouvrir une petite réflexion sur la paternité. Tout dans cette oeuvre semble relever de la fatigue : les personnages, les gestes, les confrontations, les réactions nivelées. Seule Anna Mouglalis apporte un semblant de vie dans cet univers formaté et indolore. Rodolphe Pauly, quant à lui, se montre d'une inexpressivité rare. 
 
   Beaucoup d'espérances pour un résultat décevant, glacé, elliptique, exagérément abstrait et ennuyeux. A croire que Chabrol a été anesthésié lui aussi par les benzodiazépines de "Mica"...
 
  
Bernard Sellier  
 
 

 

 

 
 
 
  
 


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