Bienvenue sur le site d'un manipulateur de mots, passionné d'écriture, de cinéma, de musique, d'ésotérisme...     

Mission : impossible - Final reckoning,
    2025, 
 
de : Christopher McQuarrie, 
 
avec : Tom Cruise, Hayley Atwell, Simon Pegg, Vanessa Kirby, Rebecca Ferguson, Esai Morales, Henry Czerny,
 
Musique : Max Aruj, Alfie Godfrey

  
 
Le sous-marin russe Sebastopol, coulé dans l'océan Arctique, transportait à son bord une IA de très haute technologie.  Il s'avère que cette IA est capable de déjouer toutes les protections et se montre capable de ruse et d'apprentissage. Elle peut être contrôlée par une clé en deux parties. La puissance qui obtiendra cette clé sera maîtresse du monde. Ethan Hunt (Tom Cruise) et toute l'équipe de mission impossible est chargé de retrouver le lieu exact du naufrage pour le compte des États-Unis. Mais son but secret est de détruire l'IA, surnommée l'Entité... 
 
   Le début du film, gorgé de références à la première partie, ainsi qu'aux anciennes aventures d'Ethan Hunt, est touffu, pour ne pas dire parfois confus. On a l'impression que Tom Cruise, vieillissant, tente de remonter le temps et de jouir de ses prouesses physiques passées. C'est un tantinet agaçant, d'autant plus que cette rétrospective n'est pas vraiment indispensable. Quant à la mission elle-même, on ne peut pas dire qu'elle soit limpide. L'entité fait tout son possible pour dresser les nations les unes contre les autres, et pirate progressivement toutes les défenses nucléaires, mais il est un peu difficile de comprendre son but véritable. Qui gouvernera-t-elle si plus aucun humain ne survit à l'apocalypse nucléaire ? C'est d'ailleurs la question que pose l'un des membres de l'équipe, sans que la réponse nous soit donnée. Côté exploits spectaculaires, mentionnons la (très) longue séquence sous la banquise, ainsi que la poursuite en avion bi plan. L'invraisemblable le plus intense ne fait plus peur aux scénaristes, et c'est ainsi que nous avons un Ethan Hunt qui tombe de deux mille mètres sans parachute. Bon, il a quand même un léger boitillement à l'atterrissage, mais sa santé est toujours excellente, que les fans se rassurent. Notons aussi un temps particulièrement extensible, puisque les seize minutes du compte à rebours avant l'explosion durent largement trois quarts d'heure. Autant dire que, entre nébulosité générale, séquences longuettes, et invraisemblance crânement assumée, cet opus ne nous a pas enthousiasmé du tout et même, par moments, franchement ennuyé. C'est une première dans la série des récents « Mission impossible », d'ordinaire inventives et captivantes. 
   
Bernard Sellier