Pipa, film de Alejandro Montiel, commentaire

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Pipa,
      2022, 
 
de : Alejandro  Montiel, 
 
  avec : Luisana Lopilato, Mauricio Paniagua, Benjamín Del Cerro, Paulina Garcia, Ariel Staltari,
 
Musique : --

  
 
Manuela Pipa Pelari (Luisana Lopilato), ancienne inspectrice, vit dans un coin isolé d'Argentine. Sa mère, Alicia (Paulina Garcia) lui demande un jour d'enquêter sur la mort, apparemment accidentelle, de Samantha Sosa (Laura González Laura González), une jeune fille jadis droguée dont elle s'occupait, qui avait été engagée comme serveuse à la réception d'Etelvina Carreras (Inés Estévez), et aurait volé un collier... 
 
 Une histoire qui avait de la matière pour apporter aux spectateurs quelques atouts non négligeables : un dépaysement, puisque l'action se déroule dans une région désertique d'Argentine ; une spoliation organisée par de riches propriétaires à l'encontre des populations autochtones ; une rivalité entre deux familles dominantes ; quelques personnages décalés (Cruz Carreras (Aquiles Casabella), le fils déjanté ; Rufino Jerez (Mauricio Paniagua), le policier indigène...). Comment trois scénaristes, dont le réalisateur, ont-ils pu à ce point opérer un ratage complet dans tous les registre ? Les protagonistes sont privés de toute épaisseur et crédibilité, les invraisemblances sont légion, l'histoire est aussi embrouillée qu'insignifiante, nombre de personnages ne servent à rien, le récit, décousu, est un vrai fouillis, les dialogues sont navrants. Quant aux acteurs, ils ont l'air aussi impliqués que s'ils allaient faire des courses au supermarché. C'est d'un inintérêt quasi total et sans aucune espèce de suspense. Il faudra un jour que l'on se penche sur le mystère de la chaîne Netflix. Comment peut-elle proposer de telles catastrophes filmiques ? C'est incompréhensible. On espère toujours que la prochaine nouveauté sortira enfin des ornières où se sont enfoncées les précédentes créations, mais la déception est immuable ! 
   
Bernard Sellier