Secret identity, film de Michael Brandt, commentaire

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 1 à 7* 
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Secret identity,
      (The double),     2011 
 
de : Michael  Brandt, 
 
  avec : Richard Gere, Topher Grace, Martin Sheen, Tamer Hassan, Stana Katic, Odette Annable,
 
Musique : John Debney

 Ne pas lire avant d'avoir vu le film...

 L'assassinat du sénateur Darden (Ed Kelly) conduit la CIA, et en particulier le jeune diplômé Ben Geary (Topher Grace), à penser que le coupable est le mythique Cassius qui a été la cible durant des années de Paul Shepherdson (Richard Gere), désormais retiré des affaires... 
 
 S'il y a souvent des séries qui étirent de manière excessive leurs intrigues, nous sommes ici dans la situation opposée. Celle qui est proposée ici n'est pas inintéressante, mais elle souffre d'un resserrement extrême qui l'handicape de manière radicale. Au bout de trente minutes, le spectateur connaît la vérité, ou tout au moins l'une des vérités. Mais cela s'opère de manière si abrupte que l'effet dramatique est plombé. Il est d'ailleurs rare qu'un film de longueur normale donne à ce point une impression de précipitation totalement artificielle et de brièveté besogneuse. Le sujet en lui-même, - une taupe criminelle de première grandeur qui éprouve une empathie certaine envers un jeune intello brillant mais inexpérimenté -, aurait mérité un traitement beaucoup nettement plus fouillé et constituerait une trame de série courte tout à fait exploitable. Telle qu'elle est présentée ici, l'intrigue perd toute crédibilité et l'ensemble  paraît à la fois superficiel et sans grand intérêt. Nous avons le plaisir de retrouver Richard Gere et Martin Sheen, mais il fait avouer que, à l'image de Nicolas Cage ou de Bruce Willis, leur présence se justifie davantage par leur nom au générique que par leur incarnation de personnages sans épaisseur. Et ce ne sont pas les rôles secondaires, transparents au possible, qui rachètent cette lacune. 

   
Bernard Sellier