Images et Mots
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" Sens unique ",
     ( No way out ),        1987, 
 
de : Roger  Donaldson, 
 
  avec : Kevin Costner, Sean Young, Gene Hackman,
Will Patton, George Dzundza,
 
 
Musique : Maurice Jarre
















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   Le Commandant Tom Farrell (Kevin Costner) est un brillant officier. Sa vie bascule brusquement lorsque deux événements majeurs se produisent presque simultanément : il devient amoureux de la belle Susan Atwell (Sean Young) et entre au service du Secrétaire d'Etat à la Défense, David Brice (Gene Hackman). Le drame intervient lorsque ce dernier tue accidentellement sa maîtresse. Son bras droit, Scott Pritchard (Will Patton) décide de le couvrir en remettant à jour une vieille invention de la C.I.A : la possible existence d'un espion soviétique qui serait le coupable idéal. Tom Farrel est chargé de débusquer ce fantôme... 
 
    Difficile d'imaginer un scénario plus palpitant, qui vous tient en haleine de la première à la dernière image et vous laisse, à l'extrême fin, désarçonné, pantelant et frappé de stupéfaction. Commencé comme une idylle romantique à souhait, illuminé par la grâce magique et la resplendissante beauté de Sean Young, le film vire brusquement au thriller et accélére ensuite sans répit dans une course à l'abîme où Kevin Costner, excellent, ressemble à un homme dont l'asphyxie est inéluctablement programmée par des forces qui le dépassent. Mais, et c'est là l'un des intérêts majeurs de cette oeuvre, tout est faux-semblant. Aucun des personnages n'est totalement limpide. Tous recèlent les deux faces, celle de la lumière et celle de l'ombre. En particulier la figure remarquable de Scott Pritchard, qui me fait beaucoup penser au personnage énigmatique et fort ambigu de Tom Morgan (Anthony Quinn) dans le western passionnant tourné en 1959 par Edward Dmytryck ("L'homme aux colts d'or"). Il y a peu à dire de Gene Hackman, toujours aussi charismatique, qui est, à l'instar de quelques autres acteurs tels Sean Connery ou Henry Fonda, le type même de la figure qui impose d'emblée sa présence, même si le rôle n'est que secondaire. 
 
    Une réalisation captivante, qui emporte le spectateur dans le tourbillon de l'urgence et dans la spirale de l'illusion. 
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
 
 
 

 
 
 

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