Images et Mots
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" Spider-man ",
            2002, 
 
de : Sam  Raimi, 
 
  avec : Tobey Maguire, Willem Dafoe, Cliff Robertson,
Kirsten Dunst, James Franco, Bill Nunn,

 
Musique : Danny Elfman
 














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   Peter Parker (Tobey Maguire) est un jeune homme myope, plutôt complexé et passablement mal dans sa peau. Il vit chez son oncle Ben (Cliff Robertson) et sa tante May (Rosemary Harris). Il est amoureux de sa voisine Mary Jane Watson (Kirsten Dunst), mais celle-ci lui préfère Flash, un gros balèse. Un jour, en visitant une exposition d'araignées, Peter est piqué par un spécimen modifié génétiquement. Le lendemain il observe les premiers signes de mutations particulièrement inquiétantes mais qui lui ouvrent la porte de grandes possibilités ! Pendant ce temps, le père d'un de ses camarades, un puissant créateur scientifique, Norman Osborn (Willem Dafoe), entreprend d'expérimenter lui-même un système d'optimisation des capacités physiques humaines. Mais le résultat n'est pas vraiment celui qu'il attendait, car il se métamorphose périodiquement en un être maléfique d'une puissance inouïe... 
 
   J'ai toujours détesté les bandes dessinées, les hommes chauve-souris et autres créations abracadrantesques, et ce n'était pas, a priori, l'histoire d'un homme-araignée, qui paraissait apte à me faire changer de goût. Bien au contraire. Eh bien, le résultat de la vision de ce Spider-man troisième millénaire est plus que mitigé. Les quarante premières minutes laissent présager un résultat plutôt positif. Le choix de Tobey Maguire, excellent en adolescent timide et boutonneux, pas vraiment top model, est judicieux. L'installation de sa métamorphose ne révolutionne pas le genre, c'est le moins qu'on puisse dire, mais laisse augurer d'une suite où l'intelligence et l'humour simple remplaceraient avantageusement les gros sabots et les délires que l'on a été habitué à voir dans certaines productions issues de comics.  
 
   Et puis le méchant débarque et l'on retombe tristement dans l'excès du n'importe quoi. Il faut justifier les millions de dollars d'effets spéciaux et le scénario, au fond plus que lâche, oscille entre les interventions grotesques du "Green Goblin", ridicule chose en plastique, et les prouesses volantes de Spider-man, sans grand rapport avec le sujet, mais utiles pour meubler le vide de la pellicule et montrer ses capacités inégalables pour sauter de gratte-ciel en gratte-ciel. Même son amour secret pour Mary Jane, sympathique au commencement, tire en longueur comme dans le cas de Superman et de Loïs Lane. 
 
   Et l'on finit par suivre d'un oeil distrait et vaguement ennuyé les bonds perpétuels de ce énième sauveur du monde. Mais je reconnais sans peine que je n'ai plus l'âge de ce type d'aventure beaucoup plus proche du jeu vidéo que du film tel que je le conçois. En tout cas, il ne faut pas être étonné que, nourris et hypnotisés dès le plus jeune âge par ce monde totalement virtuel, certains enfants, plus fragilisés que la moyenne s'amusent à rouler à 100 à l'heure en sens interdit, histoire de vérifier leur invulnérabilité...  
 
Triste !
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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