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The vanished,
     (Hour of lead),     2020, 
 
de : Peter  Facinelli, 
 
  avec : Thomas Jane, Anne Heche, Jason Patric, Alex Haydon, Peter Facinelli, Rebecca Lines,
 
Musique : Sacha Chaban

  
   
Ne pas lire avant d'avoir vu le film...

   Paul (Thomas Jane), sa femme Wendy (Anne Heche) et leur fillette Taylor (Kk Heim) arrivent dans leur luxueux camping car au bord d'un superbe lac et s'installent dans un camping presque désert. Seul un couple, Miranda (Aleksei Archer) et son mari Eric (Kristopher Wente), sont déjà sur place. Mais, à peine installés, Paul et Wendy ne retrouvent plus leur fille. Le shériff Baker (Jason Patric) commence l'enquête... 
 
   Le nombre de films ou de séries qui débutent par une disparition doit être impressionnant. Autant dire que la tâche est difficile pour le scénariste, en l'occurrence le réalisateur, de parvenir à se démarquer des centaines d'histoires qui ont précédé la sienne. Dans le cas présent, l'originalité ne viendra pas de la réalisation, on ne peut plus classique. Pas davantage des diverses péripéties de recherches qui suivent les processus habituels du genre. Personnages louches, voire inquiétants, soupçons, désespoir, colère, temps qui file inexorablement sans apporter le moindre piste... Le spectateur connaît tout cela par coeur. En revanche, une pointe d'intérêt commence à s'éveiller en assistant à l'évolution de l'impact du drame sur le couple, ainsi que sur une première surprise avec le survivaliste dans la forêt. Quelque chose d'imperceptible et de trouble titille l'attention du spectateur. Anne Heche paraît viscéralement investie dans la quête de sa fille perdue, tandis que son mari semble presque détaché, au point qu'on est tenté de se dire que Thomas Jane manque singulièrement d'expressivité. En fait, nous comprendrons in fine que notre perception du jeu disparate des acteurs n'était qu'une adaptation subtile à leurs vécus intérieurs et à la réalité qui gangrène leurs existences. C'est bien sûr dans ce dénouement que réside l'intérêt majeur de l'histoire. Dès lors, il est tentant de noter sévèrement le film qui, effectivement, ne tire son épingle du jeu que par son rebondissement final. C'est ce qui se passe sur IMDB, où l'oeuvre reçoit un sévère 5,7. C'est un peu injuste, car, s'il est évident que la majeure partie de l'oeuvre ne fait que photocopier nombre d'autres tragédies au thème similaire, il se dégage de celle-ci une note troublante et poignante, redevable pour une part importante à l'intensité expressive d'Anne Heche. 

   
Bernard Sellier