The widow, Saison 1, série de Olivier Blackburn, commentaire

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The widow,
         Série,        2019, 
 
de : Olivier  Blackburn..., 
 
  avec : Kate Beckinsale, Charles Dance, Alex Kingston, Bart Fouche, Louise Brealey, Matthew Gravelle,
 
Musique : Dominik Scherrer

   
   
Ne pas lire avant d'avoir vu la série 
 
   Georgia Wells (Kate Beckinsale) vit au Pays de Galles, solitaire. Son mari, Will (Matthew Le Nevez) a disparu dans le crash de l'avion qui le conduisait à Kinshasa au Congo, trois ans auparavant. Un jour, aux informations télévisées qui relatent les émeutes dans ce pays, elle croit reconnaître la casquette de son époux. Elle décide de se rendre à Kinshasa où elle retrouve son amie Judith (Alex Kingston)... 
 
   Dès l'ouverture, plusieurs composantes se mêlent intimement. Le drame personnel, le mystère et l'histoire sanglante de maints pays africains, inondés par la violence, la corruption et l'embrigadement dans les milices d'enfants très jeunes. A travers le parcours d'une femme forte, obsédée par la quête d'une vérité qui semble insaisissable tant ses ramifications sont nombreuses, se dessine un état des lieux abominable de contrées soumises au pillage des richesses, à la toute puissance de militaires gangrenés, à un quotidien des populations fait de misère et de sauvageries en tous genres. Le scénario parvient à fusionner très habilement un sens aigu du suspense, un réaliste qui n'élude jamais la violence ambiante, mais ne tombe jamais dans la complaisance ou le spectaculaire gratuit, une radiographie clinique de ce qui se déroule dans nombre de pays africains, à travers une galerie de personnages dessinés sans manichéisme, avec autant d'authenticité que d'intensité. La France, souvent impliquée par son histoire passée dans ce continent, ou l'Europe, ne relatent que bien rarement, et de manière orientée, les événements qui ensanglantent en permanence ces pays déshérités humainement, mais riches par leurs ressources minières. C'est passionnant, profondément émouvant, remarquablement construit, car l'afflux des rebondissements et des flashback se voit géré de manière intelligente et mesurée, et indispensable pour tenter d'éveiller les consciences. Kate Beckinsale se montre plus que convaincante.
   
Bernard Sellier