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 Réflexions sur le monde de demain que nous bâtissons aujourd'hui...    
   Vous trouverez dans cette rubrique des informations succinctes concernant divers domaines qui préparent notre avenir, celui de nos descendants, et... le nôtre si nous considérons que la réincarnation est réelle. Il ne s'agit bien sûr pas de développer des théories scientifiques ni même d'analyser des données qui échappent à nos cerveaux d'humain lambda ! Il s'agit simplement, à travers des anecdotes, livres ou articles, de réfléchir sur ce que la «science» nous prépare et de ne pas assister, totalement passifs, à la fabrication, par quelques puissances chez lesquelles le mot «désintéressement» n'existe pas, d'une terre à leur convenance financière.  
  La source de tous les maux de l'humanité...     
     Article publié sur AGORAVOX
        
    
Une précision avant de plonger dans cette petite suite de réflexions. Les lignes qui suivent sont le simple reflet d’une compréhension individuelle et ponctuelle. Leur contenu, en permanence évolutif, est destiné à se transformer en fonction des expériences futures et des connaissances nouvelles qui en résulteront.  

   Les difficultés physiques et psychologiques que nous vivons en ce début de 2021 sont marquantes par leur ampleur inédite, par leur impact sur l’ensemble des pays du monde, mais elles n’ont rien d’original ou de foncièrement traumatisant. Si l’on se penche sur les grandes souffrances que l’humanité a vécues au cours des âges (guerre de Cent Ans, épidémies de peste, les deux guerres mondiales, les génocides en tous genres…), notre situation actuelle semble presque anodine. Pourtant, elle perturbe de manière profonde et durable un grand nombre de personnes. La principale cause de ces bouleversements intérieurs est la PEUR. Peur de tomber malade, peur de perdre son outil de travail, peur de voir nos libertés piétinées pour une prétendue bonne cause… Nombre de ces craintes sont fondées. Quelles que soient les origines de cette pandémie, naturelles ou humaines, il est évident que celle-ci est du pain béni pour les multinationales du GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), qu’elle est mortelle pour maints petits commerces, et qu’elle est une aubaine (in)attendue pour tous les gouvernements, qui vont avoir la chance de pucer, tracer l’ensemble de leurs populations sans que celles-ci opposent la moindre résistance. Enfin, peut-être… 

    Le propos n’est pas ici de s’appesantir sur ces données, même si elles sont aussi réelles qu’inquiétantes. Le but est d’observer les multiples poisons – dont la peur n’est qu’une facette – qui affectent la vie humaine dans son intériorité et, peut-être, de trouver un dénominateur commun à toutes ces toxines psychiques. 

    Dans un premier temps, il est utile de lister les principales altérations susceptibles d’affecter notre être : 
 
     Agressivité, angoisse, autoritarisme, avarice, aveuglement, colère, culpabilisation, égoïsme, envie, fausseté, fourberie, haine, hypocondrie, hypocrisie, ingratitude, insécurité, intolérance, jalousie, lâcheté, malhonnêteté, manipulation, méchanceté, mépris, orgueil, peur, racisme, rigidité, suprémacisme, tristesse, violence...

    La liste est loin d’être limitative. Il est bien sûr possible de regrouper certaines de ces caractéristiques sous une bannière commune, et de réduire ainsi le nombre de causes premières perturbatrices. L’orgueil, par exemple, génère le mépris, l’ingratitude, l’intolérance, la rigidité. L’envie est cousine germaine de la jalousie, de l’avarice, de l’égoïsme. L’agressivité, la violence, l’angoisse, l’hypocondrie sont engendrées par la peur. Mais, au-delà de ce petit groupe de troubles majeurs, n’est-il pas possible de découvrir un véritable et unique dénominateur commun ? Un germe originel qui serait le Père suprême de la peur, de l’orgueil, de l’envie. C’est ce que nous allons tenter d’élucider au travers des développements qui suivent.
 
    Prenons quelques exemples simples et actuels.
  
    Une nouvelle console de jeux Sony ou Microsoft est mise sur le marché, le dernier né des iPad est en vente… Aussitôt l’ENVIE tenaille les centaines de milliers de fans qui se précipitent sur leurs gadgets favoris, quitte à dormir devant les magasins pour être les premiers à bénéficier du nouveau jouet, ou à succomber aux arnaques qui ne vont pas manquer de pulluler sur le Net. Une ENVIE qui va générer ou renforcer ADDICTIONS, AVEUGLEMENT, manque de DISCERNEMENT, ÉGOÏSME, peut-être même AGRESSIVITÉ et VIOLENCE. Mais n’existe-t-il pas un moteur qui provoque cette ENVIE effrénée ? Ne serait-ce pas la CROYANCE que ces objets coûteux, périssables et destinés à devenir obsolètes dans quelques mois, vont apporter la JOIE à leurs possesseurs ? Le problème se situe dans le fait que cette joie est, tout comme ses supports extérieurs, temporaire et limitée, exigeant, pour se renouveler, l’acquisition de la prochaine console ou du futur iPad. Certes, cette CROYANCE procure une satisfaction illusoire, et peut suffire à satisfaire nombre de ses adeptes qui n’éprouvent pas le besoin de chercher le pourquoi de cette illusion ou de la combattre. Mais si l’on veut pousser un peu plus loin l’analyse de cette situation, se pose la question de l’origine de cette ENVIE, fille de la CROYANCE. Au travers de ce qui précède, n’est-il pas possible de conclure que leur générateur commun réside dans le fait que ceux qui succombent à ces deux facteurs IGNORENT que le PLAISIR et la JOIE véritables ne peuvent pas être engendrés par des éléments extérieurs ?
  
    Nous venons de vivre il y a quelques mois l’élection mouvementée du nouveau Président des États-Unis. Elle a été l’occasion de constater le réveil des fractions suprémacistes, qu'elles soient blanches ou noires, ainsi que leur agressivité. Ce mélange de racisme, de haine, d’orgueil, de violence, se retrouve dans tous les continents et se perpétue au fil des millénaires. Depuis les persécutions romaines sur les premiers chrétiens jusqu’aux terroristes radicaux d’aujourd’hui, en passant par l’Inquisition, le nazisme, le stalinisme, ou les Khmers rouges, l’homme n’a cessé de massacrer tous ceux qui ne pensent pas comme lui, ne croient pas au même Dieu, ou ne possèdent pas sa couleur de peau. Là encore, n’est-il pas possible de remonter à la source de ces débordements sauvages causés par la peur, la haine, l’intolérance, le racisme ? Quelle peut être la raison ultime de ces exactions perpétuelles, sinon le fait que celui qui succombe à ces excès barbares IGNORE totalement que tous les membres de l’humanité sont issus d’un germe unique et, surtout, que l’Amour est le liant permanent de la fraternité humaine ? Le terme Amour, qui est employé ici, fait référence à son expression pure, inconditionnelle, telle que l’expérimentent les mystiques et celles ou ceux qui ont connu l’éveil. La personne qui a été pénétrée par cet Amour, qui a expérimenté sa plénitude, sa qualité de Paix profonde et d’équanimité, ne peut que considérer chaque humain comme sa sœur ou son frère d’incarnation. Les notions d’infériorité ou de supériorité n’ont plus aucun sens. Dans ce cas encore, c’est la CONNAISSANCE qui efface les illusions de la séparativité et de la dangerosité de l’autre. Lorsque cette CONNAISSANCE apparaît, elle dissout l’IGNORANCE, tout comme la lumière dissipe les ténèbres.
 
    Depuis un an, la pandémie bouleverse notre monde et nos vies. Grâce (si l’on peut dire !) aux informations mortifères relayées jusqu’à la nausée par les différents médias, un très grand nombre de personnes succombent à une peur qui confine parfois à la panique. Cette situation est d’autant plus tragique et dangereuse, que le bon équilibre, la vigueur de notre système immunitaire, dépendent en grande partie d’un équilibre physique et émotionnel optimal.  

    Dans une fraction de son essence, la PEUR est utile. Elle nous permet de discerner les situations qui présentent un réel péril, en nous évitant, par exemple, d’aller dans la savane caresser le charmant petit lionceau gardé par sa mère, ou de caresser le crocodile qui semble sommeiller au cœur de la mangrove. Mais, dans l’immense majorité des cas, cette peur est infondée, nuisible et handicapante. C’est le cas depuis que le Covid 19 s’est invité parmi nous, avec, en ligne de mire, la hantise de la mort. Cette angoisse est imprimée au plus profond de nos êtres depuis la nuit des temps. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons la quasi-certitude, soigneusement entretenue par nombre de religions, que la vie physique est unique. À son terme, c’est le néant qui nous attend, même si certains peuvent espérer voir se profiler une hypothétique vie éternelle bien abstraite. Quelle est l’origine de cette prétendue certitude ? Uniquement le fait que la plus grande partie de l’humanité IGNORE que la vie et la conscience sont indestructibles, que notre incarnation n’est qu’une bulle de manifestation physique dans un cheminement énergétique et informationnel permanent. Ce qui est nouveau et passionnant, c’est que, depuis quelques décennies, des milliers de NDE (Near death experience) ou EMI (expérience de mort imminente) ont été documentés avec soin. À moins d’être ancré de manière irrémédiable dans ses croyances ou ses dogmes, il est difficile de ne pas prendre en compte cette multitude de récits qui, non seulement n’ont aucune explication rationnelle, mais surtout confirment de manière éclatante l’extension infinie d’une conscience indépendante de la forme physique limitée et du cerveau temporaire.
 
    Les exemples peuvent être développés à l’infini. Prenons celui des recherches de Google sur l’immortalité. Pourquoi cette quête aberrante a-t-elle pu germer dans les esprits des chercheurs ? Parce que, là encore, réside l’idée que cette vie présente est unique, perdure l’IGNORANCE que tout dans la création est cyclique, impermanent, que l’évolution humaine ne peut se faire qu’au fil de multiples incarnations. 

    Cette cause originelle, l’IGNORANCE, se retrouve dans les plus infimes évènements de la vie. Un voleur s’empare d’une voiture, un mafieux rackette les commerçants de son quartier. Tous ont l’illusion de gagner quelque chose. Ce n’est bien sûr pas entièrement faux. Mais ce qu’ils IGNORENT, c’est qu’ils ont en fait perdu beaucoup plus qu’ils n’ont reçu. La faute commise devra être obligatoirement comprise et compensée. Et cela ne pourra se faire que par la loi karmique de cause à effet.
 
    Chacun de nous est capable de remonter à cette source unique en observant n’importe quelle situation. Il est possible d’étendre cette compréhension de la cause ultime à tous les domaines de la vie.
 
    Examinons celui de la science. Celle-ci représente l’alpha et l’oméga de toute connaissance humaine. Notre nature d’humain pensant est celle d’un chercheur perpétuel, et c’est une qualité merveilleuse. Il ne peut être question aujourd’hui de prétendre afficher une certitude qui échappe à la démonstration physique ou mathématique. Il est vraisemblable que l’analyse de l’univers physique est infinie, qu’elle ne possède pas de terme concevable. Nous sommes passés de l’atome simple de Leucippe et Démocrite à l’électron, au boson de Higgs, à la matière noire, et ce sont maintenant les « cordes » ou la « gravité quantique à boucles » qui excitent l’esprit des chercheurs. Même si les tenants de ces théories s’opposent, tous les scientifiques sont à peu près d’accord pour affirmer que la connaissance ultime réside dans les progrès scientifiques. C’est d’ailleurs dans cette certitude illusoire que réside l’un des problèmes majeurs de notre époque. À savoir que l’homme a le droit et la capacité de modeler à son gré, voire d’améliorer une nature soumise et imparfaite. La biodiversité terrestre nous offre des milliers de minéraux, de plantes, d’animaux, susceptibles de fournir une multitude d’alcaloïdes, de vitamines et de composés divers, capables de soigner maintes pathologies. Mais notre nature fondamentale estime que nous sommes capables de rendre ces molécules beaucoup plus efficaces en les manipulant chimiquement. Cette tendance a produit des résultats parfois excellents, nul ne peut le contester. Mais elle a aussi ses limites, et les scientifiques, dans leur grande majorité, ne sont pas conscients de celles-ci. Pour quelle raison ? La réponse est toujours la même. Parce qu’ils IGNORENT que l’univers physique, seul accessible aux appareils et aux manipulations physico-chimiques ou biologiques, est circonscrit, borné. De ce fait, la recherche fondamentale, telle que nous la connaissons aujourd’hui, prend l’apparence d’un manège excitant et ludique qui progresse sur une spirale infinie, mais se montre incapable de quitter cette spirale pour observer l’espace qui l’entoure, à la recherche de ses mystères. Toutes proportions gardées, les scientifiques occupent la position de poissons chercheurs qui étudieraient chaque recoin des océans, sans jamais se rendre compte que l’atmosphère et ses myriades de corps célestes enveloppent leur univers restreint.
 
    Le moyen pour échapper le plus possible à ces maux semble facile : enrayer l’IGNORANCE, la source ultime qui les engendre. Mais il apparaît vite que cette simplicité n’est qu’illusion, parce que cet état est lui-même complexe et que le but à atteindre, la CONNAISSANCE, revêt de multiples couleurs. De manière très grossière, il est possible de scinder cette IGNORANCE en deux composantes : celle qui a trait au monde physique et celle qui touche notre intériorité psychique.
 
    La première peut être aisément résolue, en théorie, par le développement des enseignements scientifiques classiques. Ceux-ci permettent d’éradiquer les niveaux d’ignorance les plus basiques, à condition, bien sûr, qu’ils soient acceptés. Nous avons vu récemment (février 2020) qu’il était encore possible d’envisager que la terre soit plate et que cette idée obsessionnelle pousse son défenseur acharné, Mike Hughes, jusqu’à la mort, pour prouver ce qui n'est qu'une aberration.
 
    La seconde face de l’IGNORANCE est beaucoup plus complexe à éradiquer, puisqu’elle ne repose pas sur des propositions scientifiques, mesurables, ou objectives. Celles qui sont offertes par les écoles laïques, les monastères bouddhistes, les écoles coraniques, les collèges anglo-saxons, n’ont guère de points communs, hormis, peut-être, la certitude affichée par tous ces organismes qu’ils détiennent une vérité incontestable. Devant cette évidence, il est possible d’être submergé par le découragement. Après avoir mis à jour la responsabilité ultime de l’IGNORANCE dans la manifestation des maux psychiques et moraux de l’humanité, serait-il donc impossible d’y apporter le moindre remède susceptible de les guérir ?
 
    En fait, au-delà des divergences fondamentales, des croyances limitées, il existe un petit nombre de critères fondamentaux dont la présence est immuable lorsque la CONNAISSANCE véritable est à l’œuvre. Ils scellent, par leur présence effective, la qualité de cette connaissance:
 
• AMOUR inconditionnel pour soi-même et pour chaque être  
• RESPECT de soi et d’autrui 
• INCLUSIVITÉ (chaque être humain est partie intégrante d’un tout) 
• Primauté de l’EXPÉRIENCE sur l’apprentissage intellectuel 

    Malheureusement, les enseignements qui ont la cote aujourd’hui mettent l’accent sur la compétitivité à outrance et la culture de l’écrasement de l’adversaire. Deux valeurs qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’Amour, le respect du prochain et le développement de nos potentialités intérieures constructives. 

    Mais, bien que la voie d’accès vers une CONNAISSANCE profonde et éclairée semble bien longue avant que le but ne soit atteint, il est tout de même réconfortant de constater qu’un nombre toujours plus important de personnes retrouvent l’état d’Unicité qui est notre nature originelle. Elles sont un exemple inspirant et vivant que l’IGNORANCE ne possède pas plus d’existence propre que l’obscurité. Celle-ci est dissoute dès qu’une lumière se manifeste. Il en est de même lorsque la CONNAISSANCE apparaît. Mais, tout comme la lumière peut présenter la taille d’une bougie ou celle d’une supernova, la CONNAISSANCE recèle une infinité de degrés. Le niveau de celles d’un Bouddha ou d’un Christ semble à mille lieues de celle de l’humain lambda contemporain. Mais n’est-ce pas là encore une illusion entretenue par notre IGNORANCE ? C’est en tout cas ce que semblent suggérer les paroles rapportées dans l’Évangile de JEAN (12:14) : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes… ».
 
    Ce qui est certain, c’est que, depuis des siècles et plus que jamais aujourd’hui, un grand nombre d’êtres sont les exemples vivants du fait que les effets nocifs de cette ignorance peuvent être éradiqués. Nous sommes plongés dans l’illusion que nous sommes des individualités séparées, immergés dans l’IGNORANCE que nous avons tous la possibilité, pour peu que nous le souhaitions, de retrouver l’état intérieur de CONNAISSANTS, qui est le nôtre depuis la nuit des temps. Ne serait-il pas temps de quitter cette frange d’obscurité pesante qui alimente en permanence ce qu’Eckhart Tolle nomme notre corps de souffrance, et de manifester enfin ce que nous sommes dans notre essence pure ? C’est à chacun d’entre nous de répondre à cette question… 

   Bernard SELLIER (01/03/2021)


   Voir également le site «Pureconscience»...