Images et Mots
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127 heures,
         ( 127 hours ),       2010, 
 
de : Danny  Boyle, 
 
  avec : James Franco, Clemence Poesy, Kate Mara,
Amber Tamblyn, Sean Bott, Pieter Jan Brugge,
 
 
Musique : A.R. Rahman
















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   Aron Ralston (James Franco) est un jeune sportif qui rêve d'exploits solitaires et met ceux-ci en pratique avec une témérité passablement scabreuse. Un jour, il tombe dans une profonde crevasse et se retrouve le bras droit bloqué par un rocher. Personne n'est informé du lieu où il se rendait. Or il se trouve que c'est un canyon désertique... 
 
   Inspiré d'une aventure authentique, le drame possède suffisamment de force pour générer chez le spectateur angoisse, malaise, sensation de panique et autres émotions profondément troublantes. Le problème pour un cinéaste est évidemment de meubler les quatre vingt dix minutes du film sans provoquer l'ennui. Car, si, pour le malheureux prisonnier, il était impossible d'échapper à la pression abominable de ces interminables 127 heures, il n'en est pas de même pour le spectateur. La brièveté du pitch et l'obligatoire restriction du lieu contraignent de manière quasi impérieuse à choisir des aérations narratives, d'autant plus que, en telles circonstances, le mental doit pusler de manière aussi anarchique que torrentielle dans de multiples directions. Danny Boyle a choisi pour cela une manière à la fois très vivante et très superficielle, multipliant les split screens, les visions oniriques, les séquences hallucinatoires souvent clipesques, le tout monté de manière assez épileptique et noyé dans une musique rock passablement agaçante. Le résultat final se révèle assez déroutant. La prestation de James Franco est au-dessus de toute critique, mais l'ensemble sort affaibli de ce mélange de deux composantes difficilement miscibles : la tragédie physique individuelle et la frivolité enveloppante. Dans un genre très proche, "Buried" possédait unetoute autre aura dramatique...
  
 
Bernard Sellier
 

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