Images et Mots
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" Buried ",
                    2010, 
 
de : Rodrigo  Cortés, 
 
  avec : Ryan Reynolds,  
 
Musique : Victor Reyes
















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                                                     Ne pas lire le commentaire avant d'avoir vu le film...  
 
   Un chauffeur de poids lourd, Paul Conroy (Ryan Reynolds), employé en Irak par une compagnie américaine, se retrouve, suite à l'attaque de son convoi, enfermé dans une caisse en bois, sous terre, avec un téléphone portable à demi chargé et un briquet... 
 
   A l'heure des superproductions aux effets spéciaux délirants, il ne faut pas manquer de culot pour oser proposer un film d'une heure et demie qui se déroule dans un espace confiné de trois mètres carrés et dans le noir ! Mais, autant "Le projet Blair Witch", par exemple, relevait presque du foutage de gueule, autant cette histoire, aussi improbable soit-elle, empoigne le spectateur dès la première seconde (enfin... après trois longues minutes d'un générique agaçant !), pour ne plus le lâcher jusqu'à la chute finale particulièrement maligne, qui saisit à la gorge et noue les tripes ! Et, malgré l'absence totale de sortie aérienne pour quelques flash-back attendus, les 90 minutes passent sans que l'on s'en aperçoive. Une sacrée réussite ! Quant à Ryan Reynolds, il est tout simplement parfait. Cerise sur le gâteau, si l'on peut dire dans de telles conditions, le scénario offre au passage une condamnation glaçante des pratiques pourries de multinationales totalement déshumanisées. 
Une fois l'émotion primaire digérée, force est de reconnaître que le pitch du film, qui tient vaguement de "Cube" ou de "Saw", relève davantage de l'intelligence roublarde et fructueuse d'un scénariste, que d'un désir de réalisme documentaire authentique. A moins d'être totalement à côté de ses pompes, ou d'avoir fait sien un adage Lelouchien ( : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ), quel terroriste s'amuserait à une telle mise en scène pour que son prisonnier se filme lui-même, envoie sa photo grâce à un téléphone presque déchargé, ou se coupe lui-même le doigt grâce à un couteau obligemment fourni ? Il n'empêche que l'efficacité immédiate et la tension dramatique étouffante suffisent à bloquer toute réflexion durant l'intégralité du récit. 
 
   Un minimalisme tétanisant ! 
 
   Pour l'anecdote, cette oeuvre ne détiendrait-elle pas le record absolu du coût le plus minime ? Si l'on excepte, bien sûr, le salaire de l'acteur ! Une caisse en bois, une torche, un briquet, un téléphone portable et un sac de sable ! Difficile de concevoir moins !
 
  
Bernard Sellier  
 
 

  

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