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Destination finale 3,
      (Final destination 3),    2006, 
 
de : James  Wong, 
 
  avec : Mary Elizabeth Winstead, Ryan Merriman, Kris Lemche, Alexz Johnson, Sam Easton, Jesse Moss,
 
Musique :  Shirley Walker

 
   
Wendy Christensen (Mary Elizabeth Winstead), accompagnée de son petit copain Jason (Jesse Moss) ainsi que d'amis de classe, se rend dans un Luna Park. L'apothéose consiste dans le grand Huit. Mais, au moment où elle est installée, contre son gré, à côté de Kevin Fischer (Ryan Merriman), qu'elle n'apprécie guère, une vision la submerge : une catastrophe va se produire. Paniquée, elle est éjectée ainsi que son voisin par le responsable de l'attraction. Bien évidemment, sa prémonition était exacte ! Désemparée, elle refuse d'écouter Kevin qui, en recherchant dans les archives, a découvert que, plusieurs années auparavant, les mêmes circonstances s'étaient produites : un jeune homme avait quitté l'avion qui devait emmener sa classe à Paris. Il avait bien fait, mais la Mort, mécontente, avait rattrapé un à un tous les survivants ("Destination finale")... 
 
   On ne prend pas les mêmes (et pour cause !), mais on recommence tout de même. L'idée de base scénaristique, excellente, au demeurant, est devenue un filon lucratif, dont le nombre d'épisodes risque de concurrencer celui des "Freddy". La surprise ne jouant plus du tout, le spectateur doit se contenter de découvrir les trouvailles hasardeuses que les concocteurs auront privilégiées. L'imagination de ceux-ci étant (presque) aussi riche que l'infinie multiplicité des causes d'accidents, on n'a pas fini de voir les tuyaux se dessouder, les gouttes d'eau perler sans raison, ou les barbecues exploser. Seule la lassitude des cinémaniaques viendra à bout de la source. L'épisode précédent "Destination finale 2", ne manquait pas d'une certaine efficacité à défaut d'originalité profonde. Ici, c'est la descente dans l'enfer du préfabriqué à 120%. Le réalisateur ne prend même plus la peine d'installer une atmosphère authentique, une relation crédible entre les personnages. Il se contente de programmer cinq ou six morts violentes, puis d'insérer les séquences au petit bonheur, enrobées de quelques bribes de réflexions mille fois entendues sur la capacité humaine à déjouer le plan de la Camarde. C'est bête, vide et répétitif. Une seule phrase de Wendy est à retenir : "Tout ce que je veux, c'est que ça s'arrête !". Nous aussi... À moins qu'un véritable inventeur vienne redonner un coup de lifting à ce qui est, pour le moment, une bonne idée agonisante !

   
Bernard Sellier