Images et Mots
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" District 9 ",
            2009, 
 
de : Neill  Blomkamp, 
 
  avec :  Sharlto Copley, Vanessa Haywood, Nathalie Boltt,
 
Musique : Clinton Shorter














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   Juillet 1982. Un gigantesque vaisseau spatial s'immobilise au-dessus de Johannesburg. Lorsque les autorités pénètrent à l'intérieur, ils découvrent des centaines de milliers d'extra-terrestres fort mal en point. Ceux-ci sont parqués dans un terrain appelé "District 9". Quelques années plus tard, l'espace est devenu un bidonville dans lequel règnent violence et misère. Le MNU, second fabriquant d'armes mondial, décide de délocaliser les indésirables. Pour cela, la société délègue un de ses membres, Wikus van de Merwe (Sharlto Copley)... 
 
   Dès les premières images, le découragement jaillit. On se dit, ça y est, encore un film qui va nous servir des entités extra-terrestres façon "Alien", baveuses, répugnantes, voire ridiculissimes, qui tiennent à la fois de l'insecte, de l'araignée ou du gnome irradié. Comme si l'être humain était incapable d'imaginer des frères éloignés sous une forme autre que hideuse et menaçante. Fort heureusement, et c'est un des miracles du film, on oublie très vite cet aspect a priori irritant. En effet, mené tambour battant, comme un documentaire gorgé de réalisme et d'urgence (caméra à l'épaule, vidéeos de surveillance en noir et blanc, interviews de divers intervenants de l'époque...), le récit emporte le spectateur dans un drame tétanisant qui métamorphose le Wikus originel, inconscient, stupide et fat, en un être déchiré, vomi par les siens et profondément pitoyable. Parabole sur le rejet de l'autre et l'exclusion, le scénario quitte cependant assez vite l'aspect humain et social pour se concentrer sur l'aventure individuelle, ce qui surprend quelque peu. Mais l'efficacité de la réalisation, les décors bluffants de réalisme, le rythme infernal, emportent sur leur passage toute velléité d'ergotage ou de critique. 
 
   Une approche fantastique originale, scotchante, époustouflante de virtuosité visuelle et narrative.
 

 Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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