Images et Mots
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" Erin Brockovich ",
               2000,  
 
de : Steven  Soderbergh, 
 
  avec : Julia Roberts, Albert Finney, Valente Rodriguez,
Conchata Ferrell, Aaron Eckhart, Marg Helgenberger, Peter Coyote,

 
Musique : Thomas Newman
















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   Tout n'est pas rose bonbon dans la vie d'Erin Brockovich (Julia Roberts). Si elle est mère de trois enfants, Matthew (Scotty Leavenworth), Katie (Gemmenne de la Peña) et Beth (Emily Marks), elle vit seule et vient d'avoir un accident de voiture. Elle contacte un avocat, Ed Masry (Albert Finney), qui lui promet une indemnité faramineuse. Mais, à la sortie du procès, elle est déboutée ! Furieuse, elle décide de se faire engager de force par le cabinet de Masry. Après une entrée en fonction assez houleuse, elle finit par être intégrée, et se prend de passion pour une affaire délicate : le géant "Pacific gaz & électricité" semble avoir caché depuis de nombreuses années que des rejets de chrome hexavalent dans la nappe phréatique provoquaient de graves maladies chez les habitants voisins de la centrale... 
 
   Inspiré de faits réels, tourné en partie sur le lieu même (Hinkley) de cette tragique affaire, ce film, sorti la même année que "Traffic", mais beaucoup moins original du point de vue facture, vaut surtout par son sujet et la prestation de Julia Roberts. Dans ce personnage de jeunette fofolle, dépassée par les événements, la poitrine pigeonnante, des kilomètres de jambes nus, exubérante, volontiers vulgaire, capable de sortir des réparties à la mitraillette, mais dotée d'un coeur gros comme ça et d'un sourire à faire craquer les statues, elle est enthousiasmante. Elle est de plus bien mise en valeur par son patron, incarné par un Albert Finney excellent dans la demi-teinte et le côté gros nounours pince-sans-rire. Quant au sujet, il ne peut que réjouir l'humain lambda, éternellement écrasé par la mégalomanie et le mépris criminel des puissants. Sans avoir l'air d'y toucher, en donnant l'impression de filmer dans la simplicité et le détachement, le réalisateur nous touche profondément, tant par la détresse maladroite de ces habitants naïfs, que par l'espèce d'initiation d'Erin, qui passe de la situation de perdante nunuche à celle de protectrice des opprimés, non sans avoir souffert de voir sa spontanéité généreuse confrontée aux finesses et magouilles judiciaires. 
 
   Pour l'anecdote, le photographe du film est Ed Lachman, futur metteur en scène de "Ken Park".  
  
 
Bernard Sellier
 

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