Images et Mots
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" Etroite surveillance ",
         ( Stakeout ),       1987, 
 
de : John  Badham, 
 
  avec : Richard Dreyfuss, Emilio Estevez, Madeleine Stowe,
Aidan Quinn, Forest Whitaker, Dan Lauria, Earl Billings,

 
Musique : Arthur B. Rubinstein
















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   Richard Montgomery, dit "Stick" (Aidan Quinn), condamné à perpétuité pour meurtre, s'évade du pénitencier avec la complicité d'un cousin. Le FBI est sur les dents, mais manque d'effectifs pour surveiller tous les endroits où le fuyard est susceptible de se cacher. C'est ainsi qu'une mission pesante échoit à un tandem de flics de Seattle, Chris Lecce (Richard Dreyfuss) et Bill Reimers (Emilio Estevez) : surveiller de nuit le domicile de Maria McGuire (Madeleine Stowe), une ancienne amie du criminel. Afin de poser un mouchard sur le téléphone de la jeune femme, Chris se fait passer pour un employé des télécommunications. Le courant commence à bien passer entre eux... 
 
   Avec Richard Dreyfuss en tête d'affiche, il est facile de deviner que le film s'apparentera beaucoup plus à la comédie policière qu'à un thriller pur et dur. De fait, la plus grande partie de l'histoire met l'accent sur les facéties des flics, qui passent leur temps à se faire des farces de collégiens. Mais en habile faiseur, John Badham sait conserver une ligne directrice suffisamment efficace et crédible pour que le spectateur prenne son plaisir tout en attendant un paroxysme qui ne peut manquer de survenir. La construction du scénario, tout à fait prévisible, utilise rigoureusement les mêmes ingrédients et la même progression que le "Traquée" de Ridley Scott, sorti d'ailleurs la même année, à savoir le développement d'une intimité grandissante entre la "cible" et son "gardien", jusqu'à ce que le méchant intervienne pour apporter sa dose de piment. La différence réside évidemment dans le type d'approche des deux réalisateurs : ultra sérieuse pour Scott, potache et ludique pour Badham. Le dénouement est ici de bonne facture, et Madeleine Stowe n'a sans doute jamais été aussi resplendissante... 
 
   Un divertissement mineur mais réjouissant. 
 
   
Bernard Sellier
 

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