Hawkeye, Saison 1, série de Jonathan Igla, commentaire

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Hawkeye,
     Saison 1,     2021 
 
de : Jonathan  Igla, 
 
avec : Jeremy Renner, Hailee Steinfeld, Vera Farmiga, Tony Dalton, Fra Fee, Aleks Paunovic, Piotr Adamczyk,  
 
Musique : Michael Paraskevas, Christophe Beck

 
 
2012. Derek Bishop (Brian d'Arcy James) est tué dans une attaque conduite par des monstres d'acier. Hawkeye (Jeremy Renner) parvient à les faire fuir. Une dizaine d'années plus tard, Kate (Hailee Steinfeld), fille de Derek, est devenue une experte en arts martiaux et en tir à l'arc. Elle apprend que sa mère Eleanor (Vera Farmiga) est sur le point d'épouser Jack Duquesne (Tony Dalton). Au cours d'une réception donnée par le richissime Armand Duquesne III (Simon Callow), des truands provoquent une explosion afin de dérober une mystérieuse montre.  Un peu plus tard, Armand est retrouvé assassiné à son domicile... 
 
  Des super héros contemporains armés d'arcs et de flèches, il y a, au minimum, de quoi sourire. Cela dit, nous avons vu il y a quelques années avec «Arrow» qu'il était possible de créer une série attractive avec un concept aussi improbable. L'entrée en matière se fait ici de manière relativement tranquille, avec une installation psychologique des deux personnalités principales. D'une part un Clint Barton installé dans une vie familiale paisible en compagnie de sa femme Laura (Linda Cardellini) et de leurs trois enfants, sorte de super héros un peu au bout du rouleau. D'autre part une Kate espiègle, qui va très vite être confrontée à la renaissance du Mal.

 L'aspect positif de cette aventure réside dans la caractérisation des personnages, souvent agréablement typés, comme par exemple l'épéiste distingué (Jack), la sourde et muette Maya Lopez (Alaqua Cox), l'obèse et indestructible caïd, WilsonFisk, ou même notre super héros Hawkeye, lui-même atteint d'une surdité handicapante. Ce qui est moins enthousiasmant, c'est la quantité de parlotes qui ont certes le mérite d'humaniser les intervenants, mais ralentissent un rythme qui ne retrouve son peps que lors des affrontements. Ceux-ci ne sont pas toujours très lisibles visuellement, mais le plus regrettable demeure tout de même le scénario lui-même. S'il trouve dans le dernier épisode un minimum de surprise et d'inventivité - les gadgets de James Bond font figure d'accessoires futiles à côté des flèches multi fonctions de Hawkeye - le contenu des cinq premiers épisodes demeure conventionnel, basique, et assez peu captivant. Heureusement que la qualité visuelle ainsi que la tenue dramatique générale parviennent à équilibrer l'infantilisme du concept. 

   
Bernard Sellier