Images et Mots
  Bienvenue sur le site d'un manipulateur de mots,
  passionné d'écriture, de cinéma, de musique, d'ésotérisme...


" Hysteria ",
     ( Eliza Graves ), ( Stonehearst asylum ),     2015, 
 
de : Brad  Anderson, 
 
  avec : Kate Beckinsale, Jim Sturgess, David Thewlis, Brendan Gleeson,
Ben Kingsley, Jason Flemyng, Sophie Kennedy Clark,

 
Musique : John Debney
















*******

 
  
         




















































 
 
 
    Edward Newgate (Jim Sturgess), jeune médecin diplômé d'Oxford à la fin du dix-neuvième siècle, souhaite consacrer sa vie à l'étude des malades mentaux. Il arrive en stage au centre de Stonehearst, totalement isolé dans la campagne. Dès les premières heures, il constate que l'atmosphère de l'établissement est étrange. Comme le sont, d'ailleurs, le personnel et le directeur du centre, le docteur Lamb (Ben KIngsley)... 
 
    Etrange, c'est le moins qu'on puisse dire. Le mystère est rapidement levé, ce qui surprend et fait craindre une chute d'intérêt pour la suite de l'histoire. En fait, il n'en est rien. Car, intelligemment, l'intérêt et la dramaturgie se déplacent en direction d'une réflexion vivement critique sur les méthodes psychiatriques, particulièrement barbares en ce début de vingtième siècle, préconisées par les facultés. Ce qui n'occulte pas une tension de bon aloi qui continue à peser sur le déroulement du récit, à condition de ne pas se montrer trop exigeant avec le réalisme. Même si les certains acteurs sont convaincants, voire inquiétants (Ben Kingsley en tête, suivi de David Thewlis), on n'oublie tout de même jamais que nous sommes dans une fiction relativement simpliste et grandement prévisible, à l'exception d'un dénouement qui ne manque pas de piquant. Nous sommes assez loin de la terrifiante plongée que nous infligeait Martin Scorcese dans son poignant "Shutter island". Il n'empêche que l'aspiration altruiste et humaniste d'Edward Newgate à déceler dans le malade l'étincelle immuable de conscience pure, non altérée, interpelle et émeut. Comme l'ont fait observer certains critiques, Kate Beckinsale se montre étrangement neutre, pour ne pas dire absente. Est-ce le résultat d'une empathie avec la malade qu'elle est censée incarner, ou bien ne se sentait-elle guère concernée par le sujet ? Mystère...
  

Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


Avertissement : Tous les textes présents sur le site sont la propriété de leurs auteurs ou des maisons d'édition. 
 
Le Site " Images et Mots " est déposé auprès de la Société des Gens de Lettres et protégé par le système CLEO.