Images et Mots
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" Innocente ",
         Série,        2016, 
 
de : Lionel  Bailliu..., 
 
  avec : Julie De Bona, Sagamore Stévenin, Olivia Bonamy, Jeanne Bournaud, Thibault Vinçon, Alexandra Vandernoot, Bernard Le Coq,
 
Musique : Laurent Juillet
















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                                                          Ne pas lire avant d'avoir vu la série


   Roxane Delage (Julie De Bona) travaille dans les antiquités et vit avec son mari Alexis (Thomas Jouannet) et leur fille de 8 ans, Alma (Inès Sanna). Un jour, elle se réveille dans une villa à côté du cadavre de Julien Fontan, son petit copain de la fac. Elle est accusée du meurtre et se voit condamnée à 12 ans de prison. Huit ans après elle sort, bien décidée à découvrir la vérité... 
 
   Dans la famille Ortiz, demandez le tueur. Et, sans hésitation, le père, François (Bernard Le Coq), le fils, Pablo (Thibault Vinçon) et la fille, Ines (Jeanne Bournaud), peuvent lever la main ! Le spectateur plonge avec la ravissante Roxane dans une histoire digne des Atrides, ou, plus récemment, de " Revenge ". C'est-à-dire une toile d'araignée particulièrement bien tissée, sur fond de jalousies, d'amours contrariées, de haines familiales, de trahisons, de culpabilités, de manipulations, de trafic d'oeuvres d'art, d'ambition politique, d'appât du gain... En fait de toutes les composantes que l'on peut rassembler dans un scénario. Il est possible de se dire, a posteriori, que la coupe est peut-être un peu débordante. D'autant plus que les pratiques de transfert de culpabilité se répètent. 
 
   Le commencement de l'histoire laissait d'ailleurs craindre le pire, avec une approche assez maladroite qui sentait le petit polar français bancal. Mais très rapidement le récit reprend de la vigueur et suffisamment d'intensité dramatique pour que les déficits d'authenticité de l'ouverture soient vite oubliés. Les acteurs ( excellent Bernard La Coq en tête ) se montrent de plus en plus convaincants et impliqués dans cette tortueuse histoire marseillaise. La réalisation choisit la sobriété et le classicisme, ce que peut regretter tout cinéphile exigeant, mais l'ensemble de ces six épisodes captive suffisamment pour que le spectateur moyen se montre en empathie avec la victime des manipulations perverses de magnats tout puissants.

 
  
 
Bernard Sellier
 

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