Avertissement : il peut être préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
Le ciel est pur, la mer est d'huile. Dans la paix, s'éveille le port. Mais, sans bruit, s'approche une tuile : Debout sur sa coque de noix, S'approche un rude Matamore, L'œil insolent, les bras en croix.
Bien cher et noble Gouverneur, A la sophistiquée perruque, Je vois qu'il est dans votre humeur, De me vouloir briser la nuque.
Croyez bien que j'en suis marri, Et sans vouloir vous offenser, Il me semble qu'un pilori Est récompense peu gentille, Pour un jeune et beau freluquet, Qui vient de sauver votre fille !
Un fier avenir de forban, S’annonçait grâce à ma prestance, Doublée d’une vive attirance, Pour les coffrets d’or rutilant.