Images et Mots
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" Joyeuses funérailles ",
     ( Death at a funeral ),       2007, 
 
de : Frank  Oz, 
 
  avec : Matthew MacFadyen, Andy Nyman, Keeley Hawes, Ewen Bremner,
Daisy Donovan, Alan Tudyk, Rupert Graves, Peter Dinklage,

 
Musique : Murray Gold
















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   Edward vient de mourir. Il arrive dans son luxueux cercueil au domicile de l'un de ses fils, Daniel (Matthew MacFadyen), chargé de prononcer l'éloge funèbre. Les membres de la famille arrivent peu à peu : Robert (Rupert Graves), le second fils, écrivain réputé qui s'est expatrié à New York ; l'Oncle Alfie (Peter Vaughan), toujours bouillonnant de colère dans sa chaise roulante ; Martha (Daisy Donovan), accompagnée de son fiancé Simon (Alan Tudyk) ; Troy (Kris Marshall), qui élabore en secret des drogues hallucinogènes ; Justin (Ewen Bremner), qui a fait le déplacement uniquement pour récupérer Martha. Le déroulement de la cérémonie ne sera pas vraiment aussi paisible que les circonstances le suggéraient !... 
 
   Une rapide présentation des protagonistes permet à la caméra de s'échapper, brièvement, du manoir familial dans lequel se dérouleront les innombrables péripéties qui feront de cette journée, a priori paisiblement funèbre, un foutoir généralisé, comme les Anglais savent en pondre avec jouissance, sinon avec finesse. Jouant avec la mort, un peu à la manière de "Petits meurtres entre amis", ainsi qu'avec les secrets de famille qui, fait exprès, explosent toujours au moment où leur apparition est la plus déplacée, Frank Oz et ses interprètes se régalent dans une suite de gags et de règlements de compte parfois prévisibles, mais suffisamment jouissifs et rythmés pour exciter les zygomatiques du spectateur. Cependant, malgré l'humour macabre, et malgré la présence, étonnante à plus d'un titre, de Peter Dinklage (l'excellent avocat nain de "Jugez-moi coupable"), l'ensemble demeure relativement sage. Le scénario ne dégoupille jamais des grenades réellement subversives ou "hénaurmes". Quant à la psychologie des personnages, elle demeure simpliste, mais permet aux quatre ou cinq individualités principales d'exister intensément, au moins le temps du film. Car, une fois le générique déroulé, il ne subsiste pas de marques profondes dans le souvenir, péripéties, phrases assassines et personnalités n'étant pas capables de provoquer un impact émotionnel suffisant pour laisser davantage qu'un plaisir réel, mais éphémère.
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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