Martin Krebs (Rupert Friend) travaille pour une importante société pharmaceutique, Parker Genics, qui rêve de mettre sur le marché un médicament miracle contre les maladies cardiaques. Mais, pour accélérer sa mise au point, il faut de l'ADN de trois dinosaures d'espèces différentes. Il contacte une mercenaire, Zora Bennett (Scarlett Johansson), afin d'organiser une virée sur l'île Saint-Hubert en Guyane. Ils s'adjoignent un scientifique, passionné de ces bestioles, Henry Loomis (Jonathan Bailey) et partent à l'aventure...
Ce qui est reposant avec ce genre de création, c'est que le spectateur n'est jamais dépaysé. Le processus scénaristique est toujours le même. Il y a un petit groupe d'inconscients, composé de gentils et de méchants, une héroïne qui passera comme il se doit d'une vénalité originelle à un altruisme désintéressé, une disparition progressive des protagonistes comme c'est le cas dans les films d'épouvante avec le tueur en série cauchemardesque, et l'unique suspense réside dans deux domaines. D'une part quels sont les individus qui survivront, et d'autre part, dans quel ordre les pièces de viande seront-elles englouties par les grosses bébêtes. En l'occurrence, il est à noter que le pourcentage de rescapés est plus élevé que dans la moyenne du genre. Heureusement, l'ordure du groupe, c'est-à-dire le criminel Martin, servira de repas à un dino affamé.
Qu'y a-t-il de vraiment positif dans cet opus ? D'abord les paysages de Thaïlande qui sont un régal pour les yeux. Ensuite l'idée, pas si mauvaise que cela, de conduire en parallèle de l'épopée des héros, celle d'un père et de ses deux filles qui ont eu la malchance de tomber d'abord sur un reptile marin vindicatif, et ensuite sur un Martin qui se fout complètement de leur sort. Mais, si les péripéties se révèlent routinières (avec quelques clins d'yeux, tel celui qui évoque le dénouement d'Indiana Jones et la dernière croisade, lorsque Loomis cherche à tout prix à saisir le flacon de sang), on ne peut nier que les tripes subissent de sacrées secousses aussi bien sur mer que sur terre. On comprend donc mal que le film ne reçoive sur IMDB qu'une note de 5,8, d'autant plus que les effets spéciaux sont d'un niveau optimal.