1986 en Floride. Le jeune et brillant Bobby Earl (Blair Underwood) est arrêté pour le meurtre sadique d'une fillette. Bien que ses aveux aient été soutirés sous la menace par le flic Tanny Brown (Laurence Fisburne), l'accusé est condamné à mort. Huit ans plus tard, sa grand-mère, persuadée de son innocence, parvient à convaincre le professeur de droit Paul Armstrong (Sean Connery) de réétudier le dossier avant que l'exécution ne soit effectuée...
La base du scénario ressemble fort à celle du Peur primale, sorti un an plus tard, qui voyait Richard Gere prendre la défense d'Aaron Stampler, qui était incarné avec subtilité par le tout jeune Edward Norton. Si les deux romans source n'étaient pas différents, on aurait même pu croire qu'il y avait eu une inspiration unique. Le récit d'Arne Glimcher se laisse un peu prendre à son propre piège, car les deux flics sont de telles caricatures de racistes violents, que le spectateur le plus naïf se doutera très vite que le but du jeu n'est pas uniquement de réparer une erreur judiciaire. Le scénario est bien construit, et, même s'il ne fait pas dans la dentelle, il se révèle efficace dans ses rebondissements. L'écart avec le film de Gregory Hoblit se creuse au moment où la vérité apparaît enfin. Là où le film de 1996 se clôturait sur un glaçant revirement psychologique, celui-ci choisit une fin spectaculaire et violente qui n'est pas des plus subtiles. Il n'empêche que Ed Harris compose un tueur en série tétanisant, qui ne manque pas de laisser une forte impression.