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Miss Meadows,
      2014,  
 
de : Karen Leigh  Hopkins, 
 
  avec : Katie Holmes, James Badge Dale, Callan Mulvey, Jean Smart, Kate Linder, Stephen Bishop, Mary Kay Place,
 
Musique : Jeff Cardoni

 ❤❤❤ 

   
Ne pas lire avant d'avoir vu le film

   
Miss Meadows (Katie Holmes) est une charmante jeune femme, élégante, qui effectue des remplacements de professeurs des écoles. Elle fait un jour la connaissance du shériff local, Mike (James Badge Dale), qui tombe immédiatement sous son charme. Mais qui est réellement Miss Meadows ?... 
 
   Elle est soigneusement vêtue, distinguée, adorablement mutine, porte des gants blancs, des socquettes, rectifie le langage des personnes qu'elle rencontre, et ne tarit pas d'éloges sur les valeurs fondamentales que sont la bonté et la bravoure auprès de ses petits élèves. Pourtant, à la suite d'un traumatisme qui nous sera brièvement présenté au cours du récit, cette délicieuse brunette se rapproche davantage de "Dexter" que d'une institutrice ordinaire. Et, merveilleux clin d'oeil du destin, elle va trouver sur son chemin un prince charmant qui ne reculera devant rien pour jouir longtemps de la belle. Autant dire qu'il est totalement inutile de chercher une quelconque vraisemblance dans ce conte de fées gentiment mais fermement amoral. Pas de pitié, ni d'ailleurs de remise éventuelle de peine pour les salauds ou les pervers. Le moins que l'on puisse dire est que la subtilité ou l'approfondissement des tempéraments ne sont pas non plus à l'ordre du jour. Ce qui serait plus que déplaisant si l'approche de la personnalité de la soi-disant justicière et le traitement de sa pathologie n'étaient beaucoup plus proches d'une méchante gaudriole que d'un réalisme dramatique authentique. Il n'empêche que le propos, plus que dérangeant, du film est clair : à savoir que la police est incapable, impuissante, et que, par chance, des personnes responsables sont là pour pallier ses carences. Heureusement que le décalage est partout, aussi bien dans le parler de la belle que dans son infantilisme forcené, ou même dans une scène d'amour originale, accompagnée d'un flot d'hilarité. Car, sinon, le message véhiculé par le film serait carrément nauséabond.

   
Bernard Sellier