Images et Mots
  Bienvenue sur le site d'un manipulateur de mots,
  passionné d'écriture, de cinéma, de musique, d'ésotérisme...


" Mission impossible III ",
               2006, 
 
de : J.J.  Abrams, 
 
  avec : Tom Cruise, Billy Crudup, Ving Rhames, Philip Seymour Hoffman,
Michelle Monaghan, Laurence Fishburne, Keri Russell,
 
 
Musique : Michael Giacchino
















*******

 
  
         




















































 
 
   Ethan Hunt (Tom Cruise) est sur le point d'épouser la délicieuse Julia (Michelle Monaghan), lorsqu'il est envoyé en mission à Berlin, afin de sauver une jeune femme agent qu'il a lui-même formée, Lindsay Farris (Teri Russell), prisonnière d'un redoutable criminel, Owen Davian (Philip Seymour Hoffman). Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu. Ethan, en compagnie de ses amis Luther (Ving Rhames) et Zhen (Maggie Q), décide d'enlever Davian lors de sa présence à un gala de bienfaisance donné au Vatican... 
 
   Il est compréhensible que les réalisateurs de séries Z fauchées se contrefichent comme d'une guigne de la construction narrative et de la tenue dramatique du scénario. Mais que la même situation se retrouve dans une production qui se veut "haut de gamme" laisse pantois ! Les créateurs semblent avoir conçu trois ou quatre scènes "choc" puis comblé les intervalles à la va comme je te pousse, sans se soucier le moins du monde si le mélange avait une quelconque consistance. L'ensemble prend l'allure d'un patchwork difforme, dans lequel des pièces boursouflées sont vaguement raccordées entre elles par des lambeaux de narration usés jusqu'à la corde. Même les séquences susceptibles d'apporter un tant soit peu de suspense, d'angoisse authentique ( la libération de Lindsay, le vol de la "patte de lapin", le sauvetage de Julia ), sont expédiées en sixième vitesse, comme si le réalisateur n'avait pour but que de placer le plus grand nombre de tronçons d'images dans le plus bref laps de temps. Quant aux rarissimes instants qui se veulent émotionnels, ils puent tellement le préfabriqué qu'ils en devienne transparents. A côté de ce soufflé grotesque, "24 heures" se révèle un monument de rigueur narrative, de tenue scénaristique, et de vraisemblance. Le pire est que les scènes d'action elles-mêmes, nerfs de l'entreprise, se voient hachées à un point tel qu'elles en deviennent illisibles ! 
 
   La jaquette du DVD proclame fièrement que l'oeuvre "ouvre une nouvelle ère du cinéma d'action". Disons plus justement "une nouvelle ère du cinéma primaire décérébré" ! On se dirige ici dangereusement vers le degré zéro du thriller d'espionnage...
  
 
Bernard Sellier
 

Avertissement : Tous les textes présents sur le site sont la propriété de leurs auteurs ou des maisons d'édition. 
 
Le Site " Images et Mots " est déposé auprès de la Société des Gens de Lettres et protégé par le système CLEO.