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La mutante,
     (Species),     1995, 
 
de : Roger  Donaldson, 
 
  avec : Natasha Henstridge, Ben Kingsley, Michael Madsen, Forest Whitaker, Alfred Molina,
 
Musique :  Christopher Young

   
   
Dans les années 70, les Américains envoient dans l'espace un message destiné à d'éventuelles intelligences extra-terrestres. Une quinzaine d'années plus tard, une réponse arrive accompagnée d'une parcelle d'ADN. L'histoire commence au moment où, des chercheurs ayant combiné cette molécule à un ovule, une fillette est née et grandit à une allure vertigineuse. Xavier Fitch (Ben Kingsley), décide de gazer la créature. Mais celle-ci s'échappe, s'enfuit dans un train, mute en une créature de rêve adulte (Natasha Henstridge) et recherche désespérément le mâle en bon état qui lui permettra de procréer de petits mutants... 
 
L   'avatar contemporain et cosmique de Frankenstein. Mais ici, nous sommes loin des souffrances émotionnelles de Boris Karloff en quête d'une fiancée qui l'accepterait et, suprême bonheur, pourrait l'aimer ! Modernité oblige, nous devons nous contenter d'une ravissante blonde qui massacre allègrement et dévore ses éventuels amants, acceptables ou non. Après un début nerveux qui laisse augurer d'une bonne histoire, le film s'englue vite dans une espèce de soufflé gélatineux pas vraiment passionnant, qui a bien du mal à trouver un second souffle une fois que la poursuite commence. Les effets spéciaux sont plus ou moins (plutôt moins à mon sens) convaincants, pour ne pas dire quelquefois (dans le finale surtout) à la limite du grotesque. Il est bon de préciser que je ne suis pas du tout fanatique de ces aventures improbables de bestioles plus repoussantes les unes que les autres, mais je ,reconnais qu'il existe tout de même quelques réussites ("Aliens, le retour" de James Cameron, par exemple), qui écrasent cette "mutante" de leurs atmosphères particulièrement soignées, baroques ou inquiétantes. 
 
   Les seules raisons acceptables de ne pas décrocher au bout d'une heure sont, outre la plastique de Natasha Henstridge, la présence surprenante de Ben Kingsley, au regard toujours aussi magnétique et profond, et, surtout, celle de Forest Whitaker, sensible et attachant jusque dans ses rôles les plus secondaires. C'est tout de même assez peu...

   
Bernard Sellier