The professional, film de Jonathan Mostow, commentaire

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The professional,
     (The hunter's prayer),       2017,  
 
de : Jonathan  Mostow, 
 
  avec : Sam Worthington, Martin Compston, Odeya Rush, Amy Landecker, Allen Leech,
 
Musique : Federico Jusid


   Richard Addison (Allen Leech), milliardaire trafiquant de drogue, a mis un contrat sur la tête de son avocat, Martin Hatto (Eben Young), ainsi que sur celle de safille, Ella (Odeya Rush), qui vit dans une école privée suisse. Lucas (Sam Worthington) était chargé des deux missions. Mais, ayant tergiversé trop longtemps, c'est un second tueur, Metzger (Martin Compston), qui élimine les parents. Pire encore, Lucas sauve in extremis la jeune fille et s'enfuit avec elle... 
 
   Si l'on excepte le flippant «Breakdown», «U571» et «Terminator 3», Jonathan Mostow n'a finalement pas beaucoup tourné en trois décennies. Cette nouvelle création ressemble fortement à du remplissage de commande qui se donne des airs 'professionnels'. Mais il s'agit seulement d'airs, car le spectateur aura bien de la difficulté à découvrir quelques scènes originales ou sensées dans ce fourre-tout déjà vu des dizaines de fois. Le tueur implacable qu'est devenu un traumatisé de guerre, recèle finalement un cœur palpitant capable de prendre en pitié une cible qui lui rappelle sa fille qu'il n'a jamais connue. C'est touchant, mais ça sent vraiment le réchauffé, surtout servi dans un plat qui n'a rien de très goûteux.

  À travers de multiples lieux destinés à tenter de diversifier les atmosphères, (New York, Montreux, Bâle, Harrogate, Chaumont...), mais qui en réalité n'apportent rien de positif, le récit multiplie les invraisemblances et les raccourcis scénaristiques improbables. C'est vrai qu'il est indispensable de faire entrer tous ces évènements dramatiques, ces rebondissements, et cette prétendue évolution psychologique dans la durée d'un film de 90 minutes. Il n'y a pas de temps à perdre pour dessiner des personnages qui tiennent la route. C'est Lucas qui devrait occuper la pôle position dans ce domaine, mais l'amoncellement de poncifs qui s'abattent sur lui est trop intense pour qu'il s'en sorte dignement. Les autres sont réduits à des caricatures (Richard et sa passion pour les chiens ensauvagés, ou Banks qui incarne la pourrie de service au FBI). Le double happy end n'arrange en rien les affaires de cette petite production primaire.

   
Bernard Sellier