Images et Mots
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" Le rebelle ",
         ( The Fountainhead ),            1946, 
  
de : King  Vidor, 
 
  avec : Gary Cooper, Patricia Neal, Raymond Massey,
 
Musique : Max Steiner
















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Lire le poème ( CinéRime ) correspondant : ' Créateur et rebelle '
   Howard Roark est un brillant architecte. Trop brillant, même, et surtout trop idéaliste, trop original, trop intransigeant. Il refuse de se plier aux désirs de ses clients lorsque ces désirs sont en désaccord avec sa conception de l'art. Son orgueil est tel qu'il préfère un travail de tailleur de pierre plutôt que de plier devant les exigences de ses commanditaires. Un jour, il rencontre une jeune femme belle et rebelle, Dominique Francon. Leur passion sera tumultueuse et zébrée de choix aussi violents qu'imprévus. 
 
Cette oeuvre, qui a vu la passion naissante de Gary Cooper pour Patricia Neal, (comment eût-il été possible de ne pas succomber !), semble filmée dans une urgence implacable. Les scènes se succèdent, brèves, acérées, emplies d'une densité brute à l'image de la plupart des personnages. Presque tous sont entiers, enfermés dans leurs sentiments primaires, exprimant leurs folies ou leurs rancoeurs avec une économie de mots et de justifications qui laissent parfois le spectateur abasourdi devant tant de jaillissements intérieurs. Pas un n'est secondaire. Le rythme infernal du scénario ne laisse aucune place à l'intervention d'un être qui n'ait pas sa pierre à ajouter à l'édifice. Chaque scène est moulée de passion brutale, de confrontations opposées qui se télescopent avec fracas. La haine et l'amour s'entremêlent, se chevauchent, se télescopent jusqu'à l'élévation finale qui survient comme une ascension vers un univers de réconciliation et de paix. 
 
Toute cette tension verbale, reflet de crises profondes, est fort bien résumée par la réponse que fait Dominique Francon à celui qui lui demande sa main : "Si un jour je voulais me punir de quelque terrible faute, je vous épouserais !"... 
 
Une oeuvre foisonnante, passionnante, emplie de bruit et de fureur. Une merveille. 
  
 
Bernard Sellier
 

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