Images et Mots
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" Les rivières pourpres  2",     
( Les anges de l'apocalypse ),           2004, 
 
de : Olivier  Dahan, 
 
  avec : Jean Reno, Benoît Magimel, Camille Natta, Gabrielle Lazure,
Serge Riaboukine, Johnny Hallyday, Christopher Lee,

 
Musique : Colin Towns
















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   Le commissaire Pierre Niemans (Jean Reno) est appelé à enquêter sur la mort plus que mystérieuse d'un nommé Philippe, emmuré vivant dans une salle du monastère de Labaudieu en Lorraine. Bientôt, plusieurs autres personnes meurent dans des circonstances aussi violentes que symboliques. Il s'agit manifestement de faire disparaître un à un douze personnages qui se considéraient comme les apôtres, et portaient les mêmes prénoms que leurs homologues de la Bible... 
 
   Si les ouvrages de Jean-Christophe Grangé sont sans conteste passionnants, encore que d'une complexité événementielle un tantinet outrée, les adaptations cinématographiques qui en ont été tirées (le premier "Rivières pourpres", "Le concile de pierre") sont bien loin d'atteindre l'intérêt et la réussite qu'on était en droit d'espérer. Dans le cas présent, bien que le scénario soit relativement solide et lisible, on atteint par moments des sommets d'exaspération et de consternation. Passent encore les ninja moines dopés aux amphétamines, un finale qui lorgne honteusement vers celui du "Temple maudit" ou des "Aventuriers de l'Arche perdue", des dialogues sans intérêt, une intrigue à base d'apocalypse qu'on a l'impression d'avoir déjà visionnée des dizaines de fois, et des personnages totalement creux. Le pire réside surtout dans l'hypertrophie générale qui gangrène l'ensemble du film. Que ce soit les atmosphères plus noires que noires, les images plus sombres que sombres, les bruitages et les musiques assourdissants, tout est boursouflé de telle manière que le spectateur a l'impression soit que le soleil et les centrales électriques sont tombés dans le coma, soit que son téléviseur a brutalement perdu 95% de sa luminosité, et que ses baffles vont exploser à chaque seconde. C'est usant, parfois à la limite du supportable, le plus souvent totalement gratuit, et finalement ridicule. Qui plus est, sans le moindre humour. Ah si... Soyons honnête. J'oubliais le "bon mot" du film : ayant failli reverser en voiture celui qui se prend pour Jésus, Niemans se demande pourquoi il est "sorti de ses clous"... Hilarant, n'est-ce pas ? 
 
   Du cinéma de bûcheron taillé à la hache.
 
  
Bernard Sellier  
 
 

 

 

 
 
 
  
 


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