Images et Mots
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" Le concile de pierre ",
             2006, 
 
de : Guillaume  Nicloux, 
 
  avec : Monica Bellucci, Catherine Deneuve, Moritz Bleibtreu, Sami Bouajila,
Elsa Zylberstein, Nicolas Thau, Laurent Grévill,

 
Musique : Eric Demarsan
















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   Laura Siprien (Monica Bellucci) travaille comme interprète de russe. Ne pouvant avoir d'enfant, elle a adopté un bébé d'origine extrême orientale, Liu-San (Nicolas Thau). Lorsque l'enfant atteint sept ans, une étrange marque apparaît sur son corps. Le docteur Vonkel (Peter Bonke) diagnostique une simple contusion. Mais d'étranges phénomènes commencent à se produire, les uns oniriques, les autres bien réels, comme l'assassinat du médecin... 
 
    Inutile de s'étendre sur le développement de cet imbroglio car, si le roman de Jean-Christophe Grangé se révéle assez passionnant, comme le sont "Les rivières pourpres" ou "Le vol des cigognes", le film, lui, génère une consternation permanente. La stupéfaction est d'ailleurs d'autant plus grande que le mélange de suspense, de fantastique et d'ésotérisme devrait être détonant. Ici, rien ne fonctionne.  
 
    Les personnages, plus improbables les uns que les autres (Catherine Deneuve... n'en parlons pas, par charité !), sont dessinés avec une pauvreté maladive. Les dialogues sont transparents à force de platitude. Le scénario se traîne pitoyablement. Ce n'est pas tant l'invraisemblance qui afflige. Après tout, on ne croit pas une seconde aux aventures d'Indiana Jones. Mais l'énergie que déploie Spielberg, la gourmandise avec laquelle il développe l'aventure, multiplie les excès jubilatoires, sapent à la base toute irritation du mental raisonnant. Dans le cas présent, non seulement on se contrefiche de l'histoire, ce qui est un comble, mais encore nombre de séquences sombrent dans le risible, ce qui n'est pas vraiment le but recherché ! Et que dire de l'ennui qui s'installe dès le premier quart d'heure et s'épaissit inexorablement jusqu'au dénouement... Décidément, Jean-Christophe Grangé n'a pas beaucoup de chance avec les adaptations qui sont faites de ses ouvrages. Après "Les rivières pourpres", que Mathieu Kassowitz reconnaissait lui-même avoir peu réussies, et qui, pourtant, sont bien supérieures à ce qui est proposé ici, nous sombrons dans l'affligeant. "DaVinci Code" prend à côté l'apparence d'un chef-d'oeuvre ! Cependant, à la décharge des réalisateurs et/ou adaptateurs, il faut reconnaître que la tâche ne doit pas être aisée. L'accumulation d'événements dramatiques au fil de quatre cents pages dans lesquelles le lecteur se plonge durant une dizaine d'heures, élabore un monde fantastique qui finit par devenir une réalité. Dans un film de cent minutes, la même accumulation donne à l'oeuvre l'apparence d'un tissu grossier doté de mailles aussi énormes que gratuites.  
 
   Attendons l'épisode suivant... L'espoir fait vivre !
 
  Bernard Sellier  
 

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