Entre les deux tours de l'élection présidentielle, l'un des candidats, Pierre-Henri Mercier (Albert Dupontel), est victime d'un accident. Il en sort indemne, et se voit interviewé par Nathalie Pove (Cécile de France), qui remplace le reporter accrédité, blessé dans l'accident. Elle se rend bientôt compte que quelque chose cloche dans les réunions électorales de Mercier...
Conçue, écrite et réalisée par Albert Dupontel, l'histoire se révèle à la fois manichéenne et simpliste. Nous avons au premier plan un gentil garçon qui cherche à contrer les desseins maléfiques des multinationales, et à préserver la biodiversité, tout en feignant d'être le fils modèle d'une grande famille qui n'a en tête que la croissance de ses comptes en banque. C'est sympathique, et Pierre-Henri a la chance de trouver sur son chemin une rebelle dans l'âme, qui ne tarde pas à découvrir qu'il dissimule un secret. Tout cela est bourré de sentiments nobles et de bonnes intentions en dénonçant le pouvoir occulte des puissants qui installent sur le siège présidentiel les marionnettes qui acceptent de servir leurs intérêts. L'ennui, c'est que l'intrigue est passablement primaire, parfois un peu brouillonne, avec, habitude française oblige, des dialogues pas toujours très compréhensibles, d'autant plus que le garde du corps, Lior Davon (Uri Gavriel), est roumain. De plus, la vraisemblance n'est pas la qualité majeure du récit (le débat de l'entre deux tours est aussi long qu'artificiel). Le film donne l'impression d'être un peu bâclé. Nous sommes loin de Au-revoir là-haut... Un tout petit 4 étoiles.