Images et Mots
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" Sept ans de mariage ",
             2002, 
 
de : Didier  Bourdon, 
 
  avec : Didier Bourdon, Catherine Frot, Jacques Weber,
Yan Duffas, Véronique Barrault, Françoise Lépine,

 
Musique : Laurent Bertaud, Jean-Charles Laurent
















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    Alain (Didier Bourdon) est médecin hospitalier. Audrey (Catherine Frot) travaille dans une banque. Ils sont mariés depuis sept ans et ont une petite fille, Camille (Gabrielle Lopes Benites).L'harmonie, tant sentimentale que sexuelle, connaît une chute sévère. Alain consulte son ami, le sexologue Claude (Jacques Weber). Son ordonnance est simple : il est indispensable de mettre à jour les fantasmes d'Audrey et de l'amener progressivement à les accepter. Pendant qu'Alain se prépare tant bien que mal à la mise en route de la prescription, le père de la jeune femme est interrogé dans une affaire de travestis, et Arnaud (Yan Duffas), frère d'Audrey, passe son temps à changer de petit copain. De quoi chambouler la plus coincée des épouses... 
 
   Comédie de moeurs bien sage, cette sorte d'"Eros thérapie" d'un couple ordinaire se laisse voir avec plaisir, mais ne recèle aucune surprise majeure ou inventivité particulière. Comme c'est souvent le cas dans ce type de film français tranquille, les acteurs, excellents, participent pour 80% à l'agrément que l'on retire de cette vision. Catherine Frot, décidément abonnée au personnage de bourgeoise coincée dans lequel elle excelle, se montre toujours aussi craquante, plus convaincante dans la moitié inhibée que dans la moitié délurée, même si la tenue léopard lui sied à merveille. Didier Bourdon, tout en faux libéré, compose un gros balourd aux fantasmes refoulés, assez savoureux, encore que rudimentaire. Même Jacques Weber, d'ordinaire rigide et sec, dessine ici un matamore piteux qui se révèle au bout du compte assez touchant. 
 
   Le scénario suit son petit bonhomme de chemin, quelquefois en patinant un peu, introduisant, pour corser la narration essoufflée, des personnages aux traits forcés (par exemple l'ex-taulard Masson (Jean-Pierre Tagliaferri)), qui tirent un peu la comédie vers la farce. Mais, dans l'ensemble, le bon goût n'est jamais mis à mal et, s'il ne révolutionne pas le genre, le film est tout à fait regardable pour une soirée divertissante sous la couette, sans prise de tête avec interrogations métaphysiques sur les rapports de la sexualité et de l'amour...
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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