Images et Mots
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" Thelma et Louise ",
          1991, 
 
de : Ridley  Scott, 
 
  avec : Susan Sarandon, Geena Davis, Harvey Keitel, Michael Madsen,
Christopher McDonald, Stephen Tobolowsky, Brad Pitt,

 
Musique : Hans Zimmer
















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   Louise Elizabeth Sawyer (Susan Sarandon) est serveuse dans un fast food. Elle décide son amie Thelma Dickinson (Geena Davis) à l'accompagner durant un week-end à la montagne. Celle-ci accepte, mais n'ose en informer son mariDarryl (Christopher McDonald), dont elle craint la brutalité. Les deux jeunes femmes s'arrêtent dans un dancing et Thelma, un peu ivre, se laisse draguer par un beau parleur, Harlan (Timothy Carhart). Lorsque ce dernier tente de la violer, Louise le tue. Dès lors, c'est une fuite désordonnée dont le but est le Mexique. Mais l'argent manque. Louise contacte son ami Jimmy Lennox (Michael Madsen), qui accepte de lui prêter 6000 dollars... 
 
   Ridley Scott, qui a visité à peu près tous les genres cinématographiques, se lançait ici dans un road movie aussi mélancolique que tragique. A vrai dire, il s'agit d'ailleurs beaucoup moins de la description événementielle d'une course poursuite, que d'un drame psychologique dont l'apparente superficialité n'est qu'un leurre. Louise et son amie ont toutes deux, pour des raisons diverses, été étouffées par le destin qu'elles ont choisi ou qui les a choisies. La mort d'un homme va faire exploser le couvercle de la marmite. Celle-ci a bouillonné si longtemps que la libération de la vapeur est aussi désordonnée que violente et incontrôlable. Le décalage comportemental initial (Louise est plus femme, plus mature ; Thelma est une grande adolescente paumée, naïve, inconsciente, peureuse) subit, à mi-parcours, une surprenante inversion, métamorphosant les amies hétéroclites en deux créatures vibrant à l'unisson et follement ivres de la pseudo libération qu'elle ont acquise au prix le plus élevé. Susan Sarandon et Geena Davis donnent à leurs personnages une intense vie tant extérieure qu'intime. Quant au flic, incarné par un Harvey Keitel étonnamment humain, il nous rappelle le Red Garnett du merveilleux "Monde parfait" de Clint Eastwood (1993).  
 
   A travers une succession de paysages grandioses, magnifiquement photographiés, cette quête du sens de la vie qui, par un engrenage fatal, ne débouche que sur un jeu de gendarmes et voleurs privé de l'innocuité de l'enfance, prend une dimension poignante lors d'un final aussi intelligent que brutal. 
 

 
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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