Images et Mots
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" La vengeance dans la peau ",     
( The Bourne ultimatum ),       2007, 
 
de : Paul  Greengrass, 
 
  avec : Matt Damon, Paddy Considine, Scott Glenn,
David Strathairn, Albert Finney, Joan Allen,

 
Musique : John Powell
 














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   Jason Bourne (Matt Damon), est plus que jamais décidé à comprendre ce qui lui est arrivé, et la raison pour laquelle il est pourchassé par la CIA de manière aussi acharnée. Repéré à Moscou par les services secrets russes, il est ensuite pisté à Londres où il rencontre un journaliste, Simon Ross (Paddy Considine), qui semble avoir reçu à Turin, d'un mystérieux informateur, des renseignements sur le programme secret cause de ses malheurs. Mais le sous directeur de la CIA, Noah Vosen (David Strathairn) est bien décidé à éliminer coûte que coûte l'ancien agent trop curieux... 
 
   Réalisé par le même auteur que le précédent opus "La Mort dans la peau", on retrouve ici exactement le même style et les mêmes "qualités" : à savoir un montage épileptique, un raz de marée de plans dont le plus long doit avoisiner les six secondes, une lisibilité des scènes d'action souvent mise à mal tant l'oeil a de la difficulté à suivre les images clipesques qui se bousculent sur l'écran, et une musique souvent infernale. Cela constaté, est-ce dû à une réceptivité plus tolérante, à une urgence qui transpire de chaque séquence, à un enjeu plus clairement défini, au fait que l'on sent l'approche d'une révélation espérée, toujours est-il que ce (dernier ?) volet passe beaucoup mieux que le précédent et provoque même un rognage d'ongles effréné, tant la frénésie du héros gagne le spectateur scotché devant cette avalanche de hargne et de courses poursuites d'anthologie (celle de Tanger, par exemple). Certes, le dénouement laisse un peu sur sa faim, et, une fois le calme revenu à la suite du générique, il faut reconnaître que tout cet embrouillamini exalté, mais globalement assez impersonnel, ne laissera sans doute pas un souvenir très net au milieu des dizaines d'autres thrillers du même genre. D'autant plus que le choix de Matt Damon pour incarner ce super-combattant laisse perplexe... Cela n'empêche pas que l'on sent souffler ici le typhon d'une aventure souvent tétanisante.
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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